Publié le 12 février 2026 22:58:00. L’administration Trump a pris un nouveau virage en matière d’environnement en annulant une réglementation de 2009 qui considérait six gaz à effet de serre comme dangereux pour la santé humaine. Cette décision, présentée comme une mesure de déréglementation majeure, suscite de vives critiques, notamment de l’ancien président Barack Obama.
- L’administration Trump a annulé une réglementation de 2009 qui classait six gaz à effet de serre comme nocifs pour la santé.
- Donald Trump affirme que cette annulation permettra des économies de coûts importantes pour l’industrie automobile et les consommateurs, estimées à près de 3 000 $ par véhicule.
- Barack Obama a dénoncé cette décision, affirmant qu’elle compromettrait la lutte contre le changement climatique et la santé publique.
Donald Trump a franchi une nouvelle étape dans le démantèlement des politiques environnementales américaines ce jeudi en annulant une mesure adoptée en 2009 sous l’administration de Barack Obama. Cette réglementation établissait que six gaz à effet de serre émis par les moteurs à combustion étaient préjudiciables à la santé humaine. L’annonce a été faite en présence de Lee Zeldin, le chef de l’Agence de protection de l’environnement (EPA).
Le président Trump a justifié cette décision en la qualifiant de « plus grande action de déréglementation de l’histoire ». Il a promis des « milliards de dollars » d’économies pour les constructeurs automobiles et les consommateurs, arguant que le coût moyen d’un véhicule diminuera d’environ 3 000 $ (soit près de 2 770 € au taux de change actuel). Selon l’administration, la réglementation de 2009 était « désastreuse » et son abrogation affectera tous les véhicules et moteurs fabriqués entre 2012 et 2027.
Cette décision s’inscrit dans la continuité de la politique menée par Donald Trump depuis son arrivée à la Maison Blanche, qui vise à assouplir la réglementation sur les véhicules à essence et à réduire le soutien fédéral aux voitures électriques. Cette stratégie privilégie l’exploitation des combustibles fossiles au détriment des énergies renouvelables, rompant ainsi avec les orientations des administrations démocrates précédentes.
Dès mars de l’année dernière, l’EPA avait annoncé qu’elle examinerait trente règlements concernant les gaz polluants, ouvrant la voie à cette nouvelle vague de déréglementation.
L’annulation de cette réglementation a suscité une vive réaction de la part d’organisations environnementales, qui dénoncent depuis longtemps le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris sur le climat et l’engagement en faveur des combustibles fossiles. Ces organisations soulignent que les secteurs des transports et de l’énergie sont responsables d’environ un quart des émissions de gaz polluants aux États-Unis.
Barack Obama a également exprimé son désaccord sur les réseaux sociaux, déplorant l’abrogation d’une décision qui « servait de base pour limiter les émissions d’échappement et réglementer les centrales électriques ».
« Sans cette règle, nous serons moins en sécurité, en moins bonne santé et nous serons moins capables de lutter contre le changement climatique »
Barack Obama, ancien président des États-Unis
Selon Obama, cette décision a été prise uniquement pour permettre à l’industrie pétrolière d’augmenter ses profits.