L’activiste climatique Greta Thunberg, arrivée à Athènes le 6 octobre après un séjour controversé de quelques jours en détention israélienne, s’est retrouvée au cœur d’une passe d’armes verbale avec le président américain Donald Trump. Lors d’une conférence de presse aux États-Unis, le président a vivement réagi à une question concernant des militants tentant d’apporter des aides à Gaza par voie maritime, citant l’arrestation de Thunberg par l’armée israélienne comme exemple.
Qualifiant l’activiste suédoise de « simple fauteur de troubles », Donald Trump a balayé toute pertinence de sa lutte pour le climat, suggérant qu’elle s’intéressait désormais à la situation au Moyen-Orient. Il a ajouté : « Elle a un problème de gestion de la colère. Je pense qu’elle devrait consulter un médecin… elle est tellement folle. » Le président américain a réitéré ses propos, affirmant qu’elle était « tellement en colère, tellement folle. »
Greta Thunberg, âgée de 22 ans, n’a pas tardé à répliquer par un message concis, diffusé sur les réseaux sociaux. Elle y remercie ironiquement Donald Trump pour ses « sentiments flatteurs » et son intérêt pour sa santé mentale. S’adressant directement au président américain en le nommant, elle déclare : « Je serais ravie de recevoir des recommandations pour surmonter ces problèmes de gestion de la colère. »
Cette confrontation n’est pas une première. En 2020, lors du premier mandat de Donald Trump, les deux personnalités s’étaient déjà écharpées sur Internet. Greta Thunberg avait alors conseillé à Donald Trump de « se détendre et aller au cinéma », suite à une moquerie de ce dernier concernant un discours de la jeune militante.