Alex Pereira a reconquis sa ceinture des poids lourds légers de l’UFC dans un K.O. éclair, tandis que Merab Dvalishvili a consolidé sa domination chez les poids coqs. L’UFC 320, qui s’est déroulé samedi soir à Las Vegas, a été marquée par des performances retentissantes et des discussions sur le classement livre pour livre.**
- Alex Pereira a mis fin à son duel contre Magomed Ankalaev en moins de 90 secondes, récupérant le titre qu’il avait perdu en mars.
- Merab Dvalishvili a défendu avec succès son titre des poids coqs face à Cory Sandhagen dans un combat intense.
- Jiří Procházka a offert un K.O. spectaculaire à Khalil Rountree Jr.
La revanche éclatante d’Alex Pereira
« La revanche n’est jamais une bonne chose », a déclaré un Alex Pereira imperturbable après avoir retrouvé la ceinture des poids lourds légers à l’UFC 320, s’exprimant par le biais d’un interprète. « C’est parfois un peu un poison. » Magomed Ankalaev pourrait corroborer cette pensée après avoir été rapidement et violemment détrôné par Pereira, dans un combat revanche où le Russe lui avait pourtant pris son titre.
La démonstration de force de Pereira, achevée en 80 secondes, a impressionné la foule de la T-Mobile Arena de Las Vegas et bien au-delà. Le Brésilien, âgé de 38 ans, a montré qu’il n’avait pas de temps à perdre, se lançant à l’offensive dès les premières secondes. Après un coup de poing initial manqué, il a trouvé la cible avec un puissant crochet droit moins d’une minute plus tard, déstabilisant Ankalaev. Ce dernier a tenté désespérément un takedown, mais Pereira a défendu la tentative, s’est retrouvé en position dominante et a délivré plus de deux douzaines de coups de poing et de coudes sans réponse, forçant l’arbitre Herb Dean à intervenir.
Cette finition électrisante a particulièrement touché Jiří Procházka, ancien champion et adversaire de Pereira, qui était visiblement ému en coulisses. Carlos Ulberg, un autre prétendant au titre des 205 livres, a également exprimé son respect pour la performance de Pereira.
Malgré son triomphe, Alex Pereira a fait preuve de classe en demandant un moment de silence dans l’arène en mémoire de la famille d’Arthur Jones, ancien joueur de la NFL et frère aîné de Jon Jones, décédé cette semaine. Ce geste a souligné la noblesse du champion, capable de penser à autrui dans son moment de gloire.
Pereira a tenu à préciser que sa performance lors de leur précédent combat en mars n’était pas représentative de son plein potentiel, expliquant qu’il était alors diminué par des blessures aux mains et aux jambes. « J’avais dit à tout le monde que je n’étais pas en bonne condition la dernière fois; personne ne m’a cru », a-t-il affirmé. « Vous l’avez vu. »
Merab Dvalishvili, la « machine » infatigable
Islam Makhachev, champion des poids légers et bientôt en lice pour le titre des poids welters, pourrait ne pas apprécier cette analyse, mais la question du meilleur combattant livre pour livre est désormais plus ouverte. Selon les observateurs, deux noms se détachent : Ilia Topuria, champion des poids légers, et Merab Dvalishvili. Si Topuria conserve la première place en raison de sa puissance de K.O., la constance et la pression exercée par Dvalishvili sont tout simplement stupéfiantes.
Dans son combat contre Cory Sandhagen, Dvalishvili a réussi 20 de ses 37 tentatives de takedown, a envoyé 385 frappes et est devenu le premier combattant de l’UFC à franchir la barre des 100 takedowns en carrière (117 au total). Sandhagen, pourtant préparé et confiant, a été complètement submergé par le rythme effréné imposé par le Géorgien. C’est sa quatrième victoire en l’espace de 13 mois, une cadence impressionnante qui ne semble pas l’affecter.
Bien que Makhachev soit considéré comme un combattant générationnel, potentiellement voué à surpasser l’héritage de Khabib Nurmagomedov, Dvalishvili et Topuria présentent des arguments solides pour le titre de meilleur combattant au monde. Dvalishvili se classe juste derrière Topuria, mais la marge est mince.
Jiří Procházka, un retour potentiel au sommet ?
Des questions subsistent quant à l’avenir de Jiří Procházka. Ses deux défaites contre Alex Pereira en l’espace de sept mois ont pu ébranler sa position et la confiance de ses fans. Il est facile d’oublier, cependant, que sa première défaite contre Pereira est survenue après une absence de 17 mois due à une grave blessure à l’épaule. La seconde défaite, quant à elle, est intervenue dans des circonstances chaotiques, alors qu’il acceptait à la dernière minute de remplacer Conor McGregor pour le combat principal de l’UFC 303.
Ces deux revers constituent ses seules défaites au cours des dix dernières années. Bien qu’il ne puisse plus revendiquer le titre de meilleur poids lourd léger au monde après ses échecs contre Pereira, et sans avoir affronté Magomed Ankalaev, la possibilité d’un retour au sommet n’est pas à exclure. Procházka pourrait encore prouver sa valeur dans la division.