Publié le 2 novembre 2025. Moscou a prévenu Washington que la livraison de missiles Tomahawk à l’Ukraine ne résoudrait pas le conflit, réaffirmant que de telles escalades militaires n’aboutiraient à aucun règlement. Cette déclaration intervient après que le Pentagone ait donné son accord préliminaire pour l’envoi de ces armes, capables de frapper en profondeur le territoire russe.
- La Russie considère que la militarisation et la livraison d’armes à l’Ukraine, qualifiée de « régime terroriste », sont contre-productives.
- Les États-Unis envisagent de fournir à l’Ukraine des missiles de croisière Tomahawk pour lui permettre de frapper des cibles situées loin derrière les lignes russes.
- Le président américain Donald Trump conserve le dernier mot, après avoir initialement semblé promettre ces missiles avant de revenir sur sa décision, invoquant un risque d’escalade.
La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a déclaré à l’agence de presse TASS que la fourniture de missiles de croisière Tomahawk à l’Ukraine ne mènerait pas à une résolution du conflit. Elle a précisé que la militarisation et l’envoi d’armes, en particulier à ce qu’elle a qualifié de « régime terroriste », ne garantissaient aucun règlement. Moscou désigne ainsi la direction politique ukrainienne, menée par le président Volodymyr Zelensky, qui de son côté qualifie les dirigeants russes de terroristes.
Selon des informations rapportées par la chaîne américaine CNN vendredi, le Pentagone aurait donné son approbation pour la livraison de ces missiles à l’Ukraine. Cette décision aurait été prise après évaluation, concluant que l’approvisionnement américain en Tomahawk ne serait pas affecté négativement. Les États-Unis seraient actuellement en discussion avec l’Ukraine concernant cette potentielle fourniture. L’Ukraine est le théâtre d’une invasion russe depuis février 2022.
Début octobre, Donald Trump avait d’abord manifesté son accord de principe pour l’envoi de missiles Tomahawk à Kiev. Cependant, suite à un entretien téléphonique avec son homologue russe Vladimir Poutine, il a suggéré que la question était remise en cause, craignant une potentielle escalade. Vladimir Poutine avait alors averti que des frappes visant des objectifs en profondeur sur le territoire russe, utilisant des missiles Tomahawk ou d’autres armes de longue portée, déclencheraient une réponse qu’il a qualifiée de « stupéfiante ».