Publié le 29 octobre 2025. Face à des incursions répétées de ballons chargés de cigarettes dans son espace aérien en provenance de Biélorussie, la Lituanie a fermé ses derniers postes frontaliers avec son voisin. L’OTAN et la Commission européenne ont affiché leur solidarité avec Vilnius, qualifiant ces événements d’« attaque hybride » et de « provocation ».
La Lituanie a pris la décision de fermer ses deux derniers postes frontaliers avec la Biélorussie, réagissant ainsi à ce qu’elle qualifie d’« attaque hybride ». Ces incidents impliquent des ballons transportant des cigarettes qui ont pénétré à plusieurs reprises dans l’espace aérien lituanien depuis le territoire biélorusse.
Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a assuré la Lituanie du soutien inconditionnel de l’Alliance. Lors d’un entretien avec le président lituanien Gitanas Nausėda, il a souligné que l’OTAN restait « fermement aux côtés de la Lituanie », précisant que la sécurité de l’espace aérien du pays était actuellement assurée par des forces espagnoles, hongroises et allemandes sous l’égide de l’OTAN.
De son côté, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a qualifié ces agissements de « menace hybride ». Elle a également exprimé le soutien de l’Union européenne à la Lituanie, dénonçant une volonté de « déstabilisation » et de « provocation ». Elle a appelé l’Europe à accélérer le renforcement de sa frontière orientale.
La Première ministre lituanienne, Inga Ruginienė, a annoncé lundi que l’armée avait reçu l’autorisation d’intervenir contre les ballons de contrebandiers de cigarettes. Elle a également suggéré que le manque de réaction des autorités biélorusses face à ces incidents pourrait indiquer leur implication.
Selon l’opposition biélorusse, le trafic illicite de tabac constitue une source de revenus substantielle pour le régime du président Alexandre Loukachenko. En réponse aux accusations lituaniennes, le ministre biélorusse des Affaires étrangères, Maksim Ryjankov, a rejeté ces allégations, les qualifiant de « provocation » visant à légitimer des « mesures contre la Biélorussie et la Russie ».
Le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, a qualifié mardi la fermeture de la frontière par la Lituanie de « folle tromperie » et a accusé Vilnius de mener une « guerre hybride » contre son pays.