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Ukraine Russia Online : Zelensky a appelé l’Union à résoudre le problème du recours aux avoirs gelés

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Publié le 23 octobre 2025, 10:38. La Belgique menace de bloquer l’utilisation des avoirs russes gelés destinés à financer l’Ukraine, réclamant des garanties solides de la part de ses partenaires européens face aux risques juridiques et financiers. Le sommet du Conseil européen à Bruxelles s’annonce tendu alors que la question de la « prêt de réparation » est au cœur des débats.

  • Le Premier ministre belge, De Wever, exige des garanties de la part des autres pays de l’UE avant d’approuver l’utilisation des fonds russes gelés.
  • Le Premier ministre néerlandais, Dick Schoof, souligne la nécessité pour les États membres de partager collectivement les risques liés à cette opération.
  • Le président du Conseil européen, António Costa, se montre confiant quant à l’adoption d’un plan visant à sécuriser le financement de l’Ukraine pour les années 2026 et 2027.

Lors de son arrivée au sommet du Conseil européen à Bruxelles, le Premier ministre belge a clairement exposé sa position : « La Belgique bloquera l’utilisation des avoirs russes gelés s’il ne reçoit pas de garanties », a-t-il déclaré. Cette mise en garde intervient alors que la Commission européenne a proposé d’utiliser près de 140 milliards d’euros d’actifs russes gelés en Europe pour accorder un « prêt de réparation » à l’Ukraine. Ce projet vise à assurer les besoins financiers de Kyiv pour les années 2026 et 2027, permettant ainsi à l’Ukraine de poursuivre sa lutte pour une paix durable, selon les termes du président du Conseil européen António Costa.

La Belgique n’est pas la seule à exprimer des réserves. Plusieurs pays s’inquiètent des implications juridiques et financières d’une telle décision. Une part substantielle des actifs russes gelés, estimée à environ 170 milliards d’euros, est détenue par Euroclear, une société de compensation et de règlement-livraison dont le siège se trouve à Bruxelles. Cette localisation confère à la Belgique un rôle central et une responsabilité particulière dans cette affaire.

« Nous devons être prudents pour que toute décision concernant le gel des avoirs russes ne se retourne pas contre nous », a insisté le Premier ministre belge, craignant que des représailles russes ne ciblent spécifiquement son pays en l’absence de garanties communes. Selon des informations rapportées par Sky News, M. De Wever demande explicitement une protection contre d’éventuelles demandes d’indemnisation de la part d’entreprises, une contribution financière de chaque État membre de l’UE, ainsi qu’une « action commune » coordonnée entre tous les pays ayant gelé des avoirs russes. Il a souligné qu’à ce jour, aucune base juridique claire pour l’utilisation de ces fonds n’avait été présentée.

Cette préoccupation n’est pas nouvelle. Dès le début du mois d’octobre, le Premier ministre belge avait déjà sollicité les dirigeants européens pour un engagement collectif à supporter les risques. Le Premier ministre néerlandais, Dick Schoof, a renchéri dans le même sens, affirmant que les États de l’UE devaient assumer ce risque de manière solidaire. « Il s’agit de sommes considérables. Il faut encore se mettre d’accord sur la clé de répartition. Et même si un accord était trouvé, l’argent ne serait pas débloqué d’un seul coup », a précisé M. Schoof, soulignant la complexité de la mise en œuvre.

Au-delà de la question des avoirs russes, le Conseil européen devait également discuter de l’approfondissement du soutien à l’Ukraine, qui est engagée dans une résistance acharnée contre l’invasion russe depuis plus de trois ans. La solidarité européenne face à la Russie, et le signal que représente le financement de l’Ukraine, constituent un message fort que les dirigeants entendent envoyer : « La Russie doit comprendre qu’elle doit cesser de tuer des civils en Ukraine », a conclu M. Costa.

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