Publié le 2025-10-29 07:19:00. Matthew Whitaker, représentant américain auprès de l’OTAN, a appelé l’Union européenne à débloquer les avoirs russes gelés pour aider l’Ukraine, tout en réaffirmant la position de l’administration américaine concernant la fourniture d’armes.
- Les États-Unis souhaitent que l’Union européenne initie le processus de réutilisation des avoirs russes gelés, estimant que ces fonds pourraient « aider l’Ukraine ».
- Matthew Whitaker a exprimé sa déception quant à l’absence de décision lors de la dernière réunion européenne, mais voit une nouvelle opportunité lors du prochain sommet.
- L’administration américaine ne fournira pas de missiles à longue portée à l’Ukraine, mais souligne que le pays développe ses propres capacités d’armement.
Lors d’un entretien accordé à Bloomberg Television, Matthew Whitaker, le représentant permanent des États-Unis auprès de l’OTAN, a clairement indiqué que Washington privilégiait une démarche européenne concernant l’utilisation des fonds russes immobilisés. Il a précisé que près de 140 milliards d’euros pourraient ainsi être mobilisés pour soutenir l’Ukraine, que ce soit sur le plan militaire, économique ou pour d’autres besoins essentiels.
« C’est vraiment une opportunité – et nous avons encouragé l’Union européenne à faire ce pas. Nous sommes déçus de ne pas l’avoir fait lors de cette dernière réunion, mais il y a une nouvelle réunion qui aura lieu dans un mois et je pense qu’ils pourraient y avoir une nouvelle opportunité. »
Matthew Whitaker, représentant permanent des États-Unis auprès de l’OTAN
Concernant les appréhensions exprimées par certains pays européens, le diplomate américain s’est montré confiant quant à leur résolution. Il a également souligné que cette potentielle utilisation des avoirs pourrait servir à ramener la Russie à la table des négociations pour mettre fin au conflit.
Par ailleurs, Matthew Whitaker a réaffirmé que l’administration Trump ne fournirait pas d’armes telles que les missiles Tomahawk à l’Ukraine. Néanmoins, il a noté que d’autres nations fournissaient déjà ce type d’armement et que l’Ukraine elle-même faisait preuve d’une capacité croissante à développer ses propres systèmes, citant notamment les drones et les missiles « Flamingo » de longue portée.