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Un astronome de Harvard a accusé la NASA de cacher des images 3I/ATLAS. a une explication

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Publié le 2025-11-01 15:18:00. Le cosmologue Avi Loeb accuse la NASA de retenir des données cruciales sur l’objet interstellaire 3I/ATLAS et a saisi le Congrès américain pour leur diffusion. L’agence spatiale avance pour sa part des explications liées à la fermeture partielle du gouvernement fédéral américain.

  • Avi Loeb demande la publication d’images inédites de 3I/ATLAS, prises par la sonde Mars Reconnaissance Orbiter, qu’il juge « extrêmement précieuses ».
  • Ces images, selon lui, offriraient une résolution permettant de mieux comprendre la géométrie et la luminosité de l’objet.
  • La NASA invoque les retards administratifs dus à la fermeture partielle du gouvernement américain pour justifier le délai de publication.

L’éminent, et parfois controversé, cosmologue de l’Université Harvard, Avi Loeb, a récemment accusé la NASA de dissimuler des informations importantes concernant la comète interstellaire 3I/ATLAS. S’appuyant sur ce qu’il considère comme des données scientifiques « extrêmement précieuses », le chercheur a même mobilisé des membres du Congrès américain pour exiger leur publication. Au cœur de la polémique : des images de l’objet prises par la caméra HiRISE de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter, qui seraient restées inédites pendant plusieurs semaines.

Selon Avi Loeb, ces clichés, acquis entre le 2 et le 3 octobre derniers lorsque 3I/ATLAS est passé à moins de 30 millions de kilomètres de la planète rouge, offriraient une résolution de 30 kilomètres par pixel. Cette précision, trois fois supérieure à celle des meilleures images jusqu’alors obtenues par le télescope spatial Hubble, permettrait, selon lui, de mieux appréhender la géométrie et la luminosité de cet objet interstellaire. Pour appuyer sa démarche, Avi Loeb a sollicité le soutien de la députée américaine Paulina Luna afin de faire pression sur l’administrateur par intérim de la NASA, Sean Duffy.

La NASA a de son côté avancé une explication d’ordre plus terrestre pour justifier le retard dans la diffusion de ces images : la fermeture partielle du gouvernement des États-Unis. Depuis le 1er octobre, l’agence spatiale opère dans un mode réduit, avec une majorité de son personnel en congé sans solde, faute d’accord budgétaire au Congrès. Seules les opérations jugées critiques, telles que la salle de contrôle de la Station spatiale internationale et la sécurité des engins spatiaux, continuent de fonctionner normalement.

L’intérêt suscité par 3I/ATLAS n’est pas nouveau. Il s’agit du troisième objet interstellaire détecté dans notre système solaire, et son comportement a déjà interpellé la communauté scientifique. Avi Loeb a notamment avancé l’hypothèse qu’il pourrait s’agir d’un engin technologique d’origine extraterrestre. Une dernière anomalie observée le 29 octobre, près de son périhélie (point de son orbite le plus proche du Soleil), a renforcé cette spéculation : 3I/ATLAS a manifesté une vive émission de lumière bleue et une accélération inexpliquée par la seule gravité solaire. L’explication la plus probable avancée par les scientifiques est une dégazéification de la comète, le dégagement de glace sublimée agissant alors comme une sorte de propulseur.

Avi Loeb, quant à lui, estime la probabilité que 3I/ATLAS soit un objet naturel « inférieure à une partie sur dix quadrillions ». Il met en avant plusieurs éléments pour étayer sa théorie : une trajectoire quasi parfaitement alignée avec le plan des planètes, une masse potentiellement inhabituellement élevée, une faible teneur en eau et une proportion surprenante de nickel. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’Avi Loeb suggère qu’un objet interstellaire pourrait être de nature technologique et potentiellement hostile ; il avait déjà avancé une hypothèse similaire pour l’objet ‘Oumuamua, le premier visiteur interstellaire connu de notre système solaire.

Cependant, la grande majorité des astronomes privilégient des explications plus conventionnelles. La lueur bleue observée pourrait résulter d’émissions de gaz ionisé similaires à celles d’autres comètes actives. D’autres caractéristiques physiques pourraient être expliquées si 3I/ATLAS était le fragment d’une exoplanète éjecté lors d’une collision naturelle loin de la Terre. Quant à l’affirmation selon laquelle la « NASA » aurait activé un protocole de défense, elle s’explique simplement par le fait que le Réseau international d’alerte aux astéroïdes (IAWN) a programmé une campagne de mesure de la position de la comète interstellaire, dans le but d’améliorer les techniques de mesure astronomique à partir de 2024.

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