Publié le 2025-10-31 00:12:00. L’astrophysicien Abraham « Avi » Loeb a soulevé la possibilité que la comète 3I/ATLAS, objet interstellaire intrigant, puisse être un vaisseau extraterrestre. Il affirme détenir la meilleure photographie de l’objet, mais accuse la NASA de ne pas l’avoir publiée malgré sa demande.
- Avi Loeb, professeur à Harvard, suggère une probabilité de 30 à 40 % que 3I/ATLAS soit d’origine artificielle.
- Il dénonce le manque de coopération de la NASA dans la diffusion d’une image clé de l’objet.
- La comète 3I/ATLAS est actuellement au plus près du Soleil et se rapprochera de la Terre dans quelques mois.
L’objet interstellaire 3I/ATLAS, troisième corps non-cométaire détecté dans notre système solaire, suscite un vif intérêt scientifique. Actuellement à environ 209 millions de kilomètres du Soleil, il devrait atteindre son point le plus proche de la Terre dans quelques mois, se situant alors à 273 millions de kilomètres de notre planète. Si la théorie dominante le classe comme un visiteur venu des confins de l’espace, d’autres hypothèses émergent.
L’astrophysicien Avi Loeb a notamment émis l’idée que 3I/ATLAS pourrait être un « vaisseau extraterrestre potentiellement hostile », une théorie qui divise la communauté scientifique. Il affirme détenir la photographie la plus précise de cet objet, capturée le 2 octobre alors qu’il approchait de Mars. Selon lui, le chercheur principal de l’instrument HiRISE de la NASA aurait été contacté pour obtenir ces données, mais sans succès, l’agence spatiale américaine n’ayant apporté aucune réponse.
Ce manque de réponse pourrait s’expliquer en partie par la situation actuelle de la NASA. L’agence est largement ralentie depuis le 1er octobre en raison d’une fermeture partielle du gouvernement américain, faute d’accord budgétaire. Néanmoins, dans un précédent communiqué, la NASA avait assuré que l’objet interstellaire « ne représentait aucune menace pour la Terre et resterait à grande distance ».
Le physicien Brian Cox, une autre figure reconnue dans le domaine, a quant à lui tranché : 3I/ATLAS « est une comète ». Il invite le public à l’apprécier pour ce qu’elle est : « un visiteur d’une autre partie de la galaxie ». Il la décrit comme « une masse immaculée de roche et de glace » dont le passage près de notre planète devrait suffire à éveiller notre fascination.
La détermination de la taille exacte de 3I/ATLAS reste complexe. Sa nature active, entourée d’un coma de poussière réfléchissant, rend difficile la mesure précise de son noyau. Les estimations du diamètre de ce noyau varient, allant de 0,32 à 5,6 kilomètres selon les images haute résolution du télescope spatial Hubble prises en juillet 2025. Des estimations initiales moins précises, allant jusqu’à 10 à 20 kilomètres, sont désormais considérées comme des surestimations.