Home International Un bodybuilder décède 50 jours après avoir reçu une balle dans l’œil lors de manifestations

Un bodybuilder décède 50 jours après avoir reçu une balle dans l’œil lors de manifestations

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Publié le 26 février 2026 à 18h59. Le champion iranien de culturisme, Davood Soharabi, surnommé le « Brad Pitt de l’Iran », est décédé des suites de ses blessures après avoir été touché par une balle à l’œil lors de manifestations contre le régime, un drame qui suscite l’émotion et la controverse en Iran.

Davood Soharabi, âgé de 30 ans, est décédé jeudi après plus de 50 jours dans le coma, suite à une blessure par balle reçue le 7 janvier lors de protestations à Shahr-e Rey, au sud de Téhéran. Il avait subi une intervention chirurgicale d’urgence pour retirer son œil, mais n’a jamais repris conscience.

Avant l’incident, Soharabi avait remporté une médaille d’argent lors d’une compétition de culturisme, seulement deux heures avant d’être blessé. Originaire du village de Yam, dans le nord-est de l’Iran, il s’était installé à Téhéran où il travaillait comme entraîneur sportif, après avoir exercé le métier de livreur à moto.

Sa notoriété, amplifiée par sa présence sur les réseaux sociaux où il partageait régulièrement des photos, lui avait valu le surnom de « Brad Pitt de l’Iran », en raison de sa ressemblance avec l’acteur américain.

Le décès de Davood Soharabi a provoqué une vive émotion au sein de sa famille. Son frère a révélé sur les réseaux sociaux que leur mère avait été hospitalisée après avoir souffert d’un choc émotionnel. Cette publication a rapidement été supprimée et le compte de son frère désactivé. Des informations suggèrent que la famille est soumise à une surveillance étroite de la part des autorités iraniennes.

Selon des sources locales, les autorités auraient exercé des pressions sur les proches de Davood Soharabi pour qu’ils le présentent comme un membre du Basij, une milice paramilitaire volontaire liée au Corps des Gardiens de la révolution islamique. Un témoin a rapporté que les autorités cherchaient à « le présenter comme un martyr », et que la cérémonie funéraire, qui s’est déroulée mercredi à Téhéran, a été organisée de manière à s’approprier son image.

La cérémonie funéraire, inhabituellement longue (environ trois heures), s’est déroulée sous la surveillance de nombreux membres du Basij et d’agents des renseignements en civil. Un participant a souligné que l’organisation et les éloges funèbres étaient différents de ceux habituellement observés lors des enterrements de victimes de manifestations.

Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes ont rendu hommage à Davood Soharabi.

« Quel beau jeune homme. Que Dieu le bénisse ainsi que sa famille. »

Internaute Un autre commentateur a écrit :

« C’est déchirant ! Ils massacrent nos jeunes frères et sœurs talentueux. »

Internaute

Selon certaines informations, la petite amie de Davood Soharabi a autorisé le don de ses organes.

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