Home International Un mort et un blessé à Aden après que des partisans de la « transition » ont tenté de prendre d’assaut le palais Al-Ma’ashiq | nouvelles

Un mort et un blessé à Aden après que des partisans de la « transition » ont tenté de prendre d’assaut le palais Al-Ma’ashiq | nouvelles

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Publié le 20 février 2026 à 17h34 (heure de La Mecque). Des affrontements à Aden, la capitale provisoire du Yémen, ont fait au moins un mort et onze blessés après que des partisans du Conseil de transition du Sud (CTS) ont tenté de prendre d’assaut le palais présidentiel, suscitant une réaction des forces de sécurité.

  • Au moins une personne a été tuée et onze autres blessées lors de heurts entre les forces de sécurité yéménites et des manifestants liés au Conseil de transition du Sud.
  • Les affrontements ont eu lieu près du palais présidentiel d’Al-Ma’ashiq à Aden, alors que les manifestants tentaient de le prendre d’assaut.
  • Le Conseil de transition du Sud a condamné l’usage de la force et appelé à une enquête, tandis que la présidence yéménite a dénoncé des tentatives de déstabilisation.

Les événements se sont déroulés jeudi, alors que le Premier ministre Sha’i Mohsen al-Zindani tenait la première réunion du gouvernement nouvellement formé au palais Al-Ma’ashiq. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux et vérifiées par Al Jazeera montrent des échanges de tirs intenses à proximité du palais, alors que les manifestants tentaient de progresser.

Selon l’agence de presse officielle Saba, les forces de sécurité ont réagi « légalement » à des manifestants armés qui tentaient de pénétrer dans la zone pour commettre des « actes de sabotage ». Le comité de sécurité du gouvernorat d’Aden a affirmé qu’il ne tolérerait aucune atteinte à la sécurité et a mis en garde contre toute tentative de déstabiliser la capitale provisoire.

Dans un communiqué, la présidence yéménite a déclaré que les dirigeants de l’État suivaient avec « regret » les actes d’incitation et de mobilisation armée, qualifiant les assaillants d’« éléments extérieurs à l’ordre public ». Elle a souligné que les services de sécurité avaient agi avec « la plus grande retenue » et a accusé des parties anonymes de chercher à profiter de la situation, notamment à l’approche d’une conférence sudiste parrainée par l’Arabie saoudite.

La présidence a également évoqué un possible rôle de « puissances régionales suspectes » cherchant à semer le chaos et à entraver l’unité nationale face aux milices houthies soutenues par l’Iran.

De son côté, le Conseil de transition du Sud a publié un communiqué affirmant que le nombre de blessés parmi ses partisans atteignait au moins 21 personnes, dénonçant un « recours excessif à la force et aux balles réelles ». Il a appelé à la formation d’un comité d’enquête et a demandé à la communauté internationale de prendre des mesures contre ce qu’il a qualifié de « répression systématique » de la population des gouvernorats du sud.

Il est à noter que les dirigeants du Conseil de transition du Sud avaient annoncé leur dissolution le 9 janvier, mais le site officiel et les responsables sur le terrain continuent de publier des déclarations et de prendre des positions politiques au nom du mouvement. Le Conseil a également annoncé vendredi son refus de reconnaître la légitimité du gouvernement yéménite nouvellement formé, le qualifiant d’« autorité de facto » dépourvue de soutien politique et populaire.

Le Conseil de transition, soutenu par les Émirats arabes unis, contrôlait Aden et la plupart des régions du sud du Yémen jusqu’au début du mois de janvier, lorsque des forces gouvernementales, avec le soutien de l’Arabie saoudite, l’ont contraint au retrait.

Le Conseil de direction présidentielle a annoncé début janvier la formation d’un nouveau gouvernement dirigé par Shayeh Al-Zindani, qui occupe également le poste de ministre des Affaires étrangères. Ce gouvernement est composé de 35 ministres, dont 10 issus de l’administration précédente, et comprend trois femmes.

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