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Un mouvement américain continu pour faire avancer l’accord de Gaza

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Publié le 22/10/2025. Washington redouble d’efforts diplomatiques pour consolider un cessez-le-feu à Gaza, envoyant des émissaires de haut rang en Israël. Ces démarches surviennent alors que le secrétaire d’État américain est attendu dans la région pour discuter de la situation, tandis que le vice-président a déjà rencontré le Premier ministre israélien.

  • Des envoyés américains de haut rang, dont le sénateur Marco Rubio et J.D. Vance, sont en Israël pour des discussions sur un plan de paix et la reconstruction de Gaza.
  • Le vice-président américain a souligné la nécessité d’un « partenariat » avec Israël et exprimé son optimisme quant à la pérennité du cessez-le-feu.
  • Ces efforts diplomatiques interviennent après des accusations de violation du cessez-le-feu par Israël, les États-Unis appelant à une réponse proportionnée.

Les États-Unis intensifient leurs manœuvres diplomatiques en vue de pérenniser un accord de cessez-le-feu à Gaza. Dans cette optique, le secrétaire d’État américain est attendu en Israël pour une visite de deux jours, selon des informations rapportées par la Douzième chaîne israélienne. Parallèlement, le vice-président américain J.D. Vance s’est entretenu mercredi avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un entretien qui intervient alors que ce dernier fait face à des accusations devant la Cour pénale internationale concernant des crimes de guerre à Gaza.

Lors de son entretien avec Netanyahu, J.D. Vance a exprimé son impatience à « travailler avec Netanyahu sur le plan de paix à Gaza et sur la reconstruction de la bande de Gaza ». Il a souligné le rôle potentiellement significatif d’Israël dans la région et la possibilité de « tirer parti des accords d’Abraham ». Vance s’est montré optimiste quant à la poursuite du cessez-le-feu.

En réponse, Benjamin Netanyahu a affirmé que le monde « a commencé à changer grâce au partenariat avec les États-Unis », ajoutant qu’un « Israël fort servira les intérêts de l’Amérique, et une Amérique forte servira les intérêts d’Israël ». Le président israélien Isaac Herzog a, quant à lui, appelé à « travailler pour donner de l’espoir aux Israéliens, aux Palestiniens et à la région ».

La veille, J.D. Vance avait annoncé l’ouverture du Centre de coopération civilo-militaire pour la reconstruction de Gaza, affirmant que le plan de l’administration Trump se déroulait « mieux que prévu ». Il a précisé que Washington n’avait pas encore fixé de date limite pour le désarmement du Hamas, soulignant que le plan stipulait que le groupe « doit rendre les armes et agir de manière responsable ». Il a estimé que ce processus « prendra du temps, mais si les armes sont désarmées, il y aura un avenir meilleur pour tout le monde ». Des travaux sont en cours pour déployer une force de sécurité à Gaza, a-t-il ajouté, tout en réaffirmant qu’il n’y aurait « pas de forces américaines sur le terrain ».

Ces déclarations font écho aux propos du président américain Donald Trump, qui avait indiqué que les alliés des États-Unis étaient prêts à envoyer des forces à Gaza pour « discipliner » le Hamas en cas de non-respect de l’accord. Trump avait toutefois précisé que le « moment n’était pas encore venu » pour une nouvelle confrontation.

Violation du cessez-le-feu et réactions

Les efforts diplomatiques américains surviennent suite à des accusations de violation du cessez-le-feu par Israël. Dimanche, le territoire a été la cible des bombardements les plus intenses depuis l’entrée en vigueur de l’accord le 10 octobre. J.D. Vance a nuancé ces événements, les qualifiant de « ce qui arrive habituellement lorsque deux parties hostiles se livrent une longue guerre », tout en assurant que cela ne signifiait pas la fin du cessez-le-feu ou du plan de paix.

Pour sa part, l’envoyé du président américain au Moyen-Orient, Steve Witkoff, a qualifié la signature de l’accord de Gaza de « défi » et a désigné les « 30 prochains jours comme cruciaux » pour le passage à la deuxième phase de l’accord. Cette phase, qui inclut des dispositions controversées comme le désarmement du Hamas et le déploiement d’une force internationale de stabilisation, ne précise pas de calendrier de mise en œuvre. Des questions subsistent quant à ses modalités d’application et aux réserves potentielles du Hamas et des médiateurs.

Le Wall Street Journal a rapporté que Witkoff et Jared Kushner avaient transmis un message ferme à Benjamin Netanyahu, l’exhortant à « éviter l’escalade » et soulignant que les réponses israéliennes devaient être « proportionnées à toute violation du cessez-le-feu ».

Du côté du Hamas, Khalil Al-Hayya, chef de la délégation du mouvement aux négociations, a réaffirmé la « détermination du mouvement à poursuivre l’accord jusqu’à son terme ». Il a expliqué dans une interview télévisée que le Hamas s’efforçait de retrouver tous les corps des prisonniers israéliens, une tâche rendue « extrêmement difficile » par la destruction massive et les changements du terrain à Gaza, mais qu’elle serait menée à bien avec « détermination et volonté ».

L’accord visant à mettre fin à la guerre à Gaza avait été conclu le 9 octobre dernier à Charm el-Cheikh, en Égypte, avec la médiation du Qatar, de l’Égypte et de la Turquie, et la participation des États-Unis. Cet accord fait suite à une période de deux ans de conflit intense dans la bande de Gaza.

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