Home Divertissement Un musée anglais met en lumière Mary Shelley et son roman « Frankenstein »

Un musée anglais met en lumière Mary Shelley et son roman « Frankenstein »

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Publié le 16 février 2024 14:52:00. Une maison à Bath, en Angleterre, attire l’attention des passants avec une façade inspirée de l’univers de Frankenstein, tandis que le roman gothique de Mary Shelley continue d’inspirer les artistes, comme en témoigne la récente adaptation cinématographique de Guillermo del Toro, saluée par la critique.

  • Le musée Frankenstein à Bath propose une immersion dans la vie de Mary Shelley et la création de son célèbre roman.
  • L’œuvre de Shelley, publiée en 1818, explore des thèmes toujours d’actualité tels que l’exclusion et les préjugés.
  • Le film de Guillermo del Toro, nominé à plusieurs Oscars (dont 8 pour la Grande-Bretagne), offre une nouvelle interprétation du personnage de la créature.

À Bath, dans le sud-ouest de l’Angleterre, une maison particulière ne manque pas de susciter la curiosité. Sa façade évoque directement l’univers sombre et fascinant de Frankenstein, le célèbre roman gothique de Mary Shelley. L’édifice abrite en effet le musée Frankenstein, un lieu dédié à la vie de l’écrivaine et à l’histoire de son œuvre, publiée pour la première fois en 1818.

Presque deux siècles après sa parution, le roman de Shelley continue d’inspirer les créateurs. La preuve en est avec la récente adaptation cinématographique réalisée par le cinéaste mexicain Guillermo del Toro, qui a reçu neuf nominations aux Oscars, dont celui du meilleur film. Grande-Bretagne a reçu 8 nominations.

Selon Chris Harris, co-fondateur et directeur du musée, Frankenstein est bien plus qu’un simple récit d’horreur.

« Frankenstein est considéré comme l’un des livres les plus importants de la littérature anglaise… C’est le premier roman de science-fiction au monde. »

Chris Harris, co-fondateur et directeur du musée

Il souligne également la pertinence contemporaine de l’histoire :

« Il essaie de s’intégrer, mais il est ostracisé… et il est rejeté et il fait face à des préjugés et des préjugés à son encontre. Et puis vous pensez… eh bien, ces préjugés mènent à la violence, et cela se produit en ce moment. »

Chris Harris, co-fondateur et directeur du musée

Mary Wollstonecraft Godwin, de son nom de jeune fille, a eu l’idée de « Frankenstein ou le Prométhée moderne » à l’âge de 18 ans. En 1816, alors qu’elle séjournait avec son futur mari, le poète Percy Bysshe Shelley, au bord du lac Léman en compagnie de Lord Byron, elle fut défiée par ce dernier et ses amis d’écrire une histoire d’horreur. C’est là qu’elle trouva l’inspiration.

De retour en Angleterre, elle s’installa à Bath, où elle rédigea les chapitres initiaux du livre, racontant l’histoire du scientifique Victor Frankenstein et de sa créature assemblée à partir de morceaux de corps. Elle acheva ensuite le roman dans la ville de Marlowe.

Le musée propose aux visiteurs de découvrir un modèle robotique en mouvement de la créature, présenté dans un décor évoquant le laboratoire de Victor Frankenstein. L’exposition retrace également la vie de Mary Shelley, les épreuves qu’elle a traversées et son intérêt pour la science.

Pour Chris Harris, le roman et son personnage principal interrogent les peurs profondes de l’être humain :

« Cela joue sur la peur du changement des gens… et maintenant Frankenstein est une métaphore de tout ce dont nous avons peur. »

Chris Harris, co-fondateur et directeur du musée

Il rappelle que la première adaptation du roman fut une pièce musicale qui transformait la créature en un monstre silencieux et meurtrier, alors que Shelley la décrivait dans son livre comme « sensible et parlant ». Il s’intéresse particulièrement à la manière dont Guillermo del Toro a choisi de représenter la créature dans sa propre version.

Le film de del Toro, qui a reçu de nombreuses distinctions, présente Jacob Elordi dans le rôle de la créature, dépeint comme un être gentil et avide de connaissances, mais confronté à la méfiance et à l’hostilité. Jacob Elordi a été nominé pour le prix du meilleur acteur dans un second rôle aux Oscars et aux BAFTA Film Awards. Marie Shelley.

Bien que le film de Del Toro s’éloigne du livre sur certains points, notamment en supprimant les meurtres commis par la créature, Chris Harris estime qu’il reste fidèle à la description physique originale de Shelley :

« Physiquement, c’est une reconstitution similaire de la description de Shelley. »

Chris Harris, co-fondateur et directeur du musée

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