Publié le 17 février 2026 à 02h30. Un pétrolier, le Nicos IV, a accosté lundi dans la baie de Matanzas, à Cuba, alors que l’île subit les conséquences d’un blocus énergétique imposé par les États-Unis. Cette arrivée, la première depuis plus d’un mois, intervient dans un contexte de pénuries croissantes et de restrictions sévères.
- Le Nicos IV, un pétrolier de 183 mètres de long, a accosté près du complexe logistique énergétique de Matanzas.
- Le type et la quantité de carburant transportés par le navire restent inconnus, bien qu’il semble partiellement chargé avec une capacité de plus de 300 000 barils.
- Cette arrivée est la première depuis celle de l’Ocean Mariner, en provenance du Mexique, le 9 janvier dernier.
L’arrivée du Nicos IV, identifié par son code OMI 9103843 et naviguant sous pavillon de Saint-Vincent-et-les Grenadines, représente un potentiel soulagement pour Cuba, confrontée à une crise énergétique aiguë. Le navire n’est pas actuellement sanctionné par les États-Unis, mais fait l’objet d’une surveillance en raison d’incidents environnementaux passés et de liens avec le Venezuela.
Selon les archives publiques de MarineTraffic et VesselFinder, le Nicos IV est un chimiquier construit en 2002, classé pétrolier/chimiquier. Les deux plateformes indiquent Matanzas, Cuba (CUQMA) comme destination et signalent actuellement le navire comme étant amarré, avec une heure d’arrivée enregistrée le 16 février 2026 à 11h22 (UTC-5). L’historique des données montre également un départ de Cienfuegos Anchorage le 18 août 2025, bien qu’il s’agisse d’un mouvement antérieur.
Le complexe logistique énergétique de Matanzas, où le Nicos IV a accosté, abrite la plus grande base de superpétroliers du pays et la centrale thermoélectrique Antonio Guiteras, une source d’énergie essentielle pour l’île. Ce site a été le théâtre d’un incendie dévastateur en août 2022, considéré comme la plus grande catastrophe industrielle récente de Cuba, qui a causé 17 décès et endommagé quatre de ses huit réservoirs de stockage de 50 000 mètres cubes chacun. Les travaux de restauration sont toujours en cours.
Les États-Unis ont instauré un blocus pétrolier contre Cuba en janvier, en coupant l’approvisionnement en pétrole brut vénézuélien et en imposant des droits de douane aux pays qui fournissent du pétrole à l’île. Cuba ne produit qu’un tiers des 110 000 barils par jour dont elle a besoin, ce qui a entraîné une augmentation des pannes de courant, des pénuries de carburant et des difficultés dans de nombreux secteurs. Le gouvernement cubain a mis en place un plan d’urgence comprenant des services minimums, la suspension des cours universitaires en présentiel, le télétravail et un rationnement strict du carburant.
Selon des documents juridiques américains, le pétrolier appartient à la compagnie maritime grecque Nicos IV Special Maritime Enterprises, créée spécifiquement pour le contrôle de ce navire, tandis que sa gestion technique et commerciale est assurée par Oceanic Shipmanagement Corp., également basée en Grèce.
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