Publié le 17 février 2024 16:35:00. Moscou menace de riposter par une action navale si des pays européens venaient à saisir des navires russes, dans un contexte de tensions croissantes autour des sanctions pétrolières.
La Russie se dit prête à déployer sa marine pour protéger ses navires contre d’éventuelles saisies par des pays européens et avertit qu’elle ne reculera pas devant des mesures de rétorsion. Cette annonce intervient alors que plusieurs nations occidentales intensifient leurs efforts pour intercepter les pétroliers soupçonnés de transporter du pétrole russe, malgré les sanctions internationales.
Selon le conseiller présidentiel russe Nikolai Patrushev, une contre-attaque ferme est nécessaire pour dissuader les pays européens de bloquer l’accès maritime à la Russie.
« Si nous ne lançons pas une contre-attaque forte, le Royaume-Uni, la France et même les pays baltes se multiplieront et tenteront de nous couper l’accès maritime, au moins dans la région atlantique. »
Nikolai Patrushev, conseiller présidentiel russe
Il a souligné l’importance d’une présence navale robuste pour garantir la sécurité de la navigation, notamment dans les zones éloignées du territoire russe.
M. Patrushev a également dénoncé ce qu’il qualifie de « diplomatie de la canonnière » de la part des États-Unis, soulignant la modernisation rapide des marines des grandes puissances. Il a précisé qu’une version révisée du plan russe de construction navale jusqu’en 2050 sera prochainement soumise à l’approbation des autorités.
Les tensions sont exacerbées par les accusations de piratage portées par le président Poutine suite à la saisie, en janvier dernier, d’un pétrolier battant pavillon russe dans le cadre des efforts américains visant à freiner les exportations de pétrole vénézuélien. M. Patrushev a également exprimé des inquiétudes quant à une possible tentative de l’OTAN de bloquer l’enclave russe de Kaliningrad, située dans la mer Baltique.
Il a fermement rejeté l’idée d’un tel blocus, le qualifiant d’illégal au regard du droit international et dénonçant le concept de « flotte fantôme » évoqué par certains responsables européens comme étant dénué de fondement juridique.
« Toute tentative de blocus naval contre notre pays est totalement illégale du point de vue du droit international. En mettant en œuvre un blocus naval, l’Europe poursuit délibérément un scénario d’escalade militaire, testant les limites de notre patience et provoquant des mesures de représailles actives. »
Nikolai Patrushev, conseiller présidentiel russe
Il a averti que la marine russe briserait tout blocus imposé.