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Un visa pour l’image, Jean-Louis Courtinat, photographe de l’exclusion et de leur vie quotidienne

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Jean-Louis Courtinat fait exploser au Festival Visa pour l’image de Perpignan. Il n’a jamais rêvé, contrairement à la plupart des photojournalistes, rapports ou aventures dans des pays lointains. «J’ai toujours travaillé à ma porte. Je suis très limité en tant que photographe!» »résume, avec un sourire, ce grand bavard, en short et baskets. L’éditeur Robert Delpire, qui a publié plusieurs de ses livres, l’avait même surnommé «Photographe intérieur» Pour sa propension à se glisser dans l’intimité des gens.

En quarante ans de carrière, il a presque toujours été confiné au territoire français, où il est devenu l’apôtre de la photographie sociale, pointant sans relâche son objectif sur la vie quotidienne des exclus, de l’invisible. Dans Perpignan, une exposition au couvent minimal, sous la forme de Minirerospective, et le Golden Visa Prize for Solidarities viennent saluer son obsession pour les plus fragiles: maison sans fixe, âgée à la fin de leur vie, patients psychiatriques, handicapés…

Une seule fois, le photographe s’est aventuré en Roumanie, au début des années 2000, Pour un rapport dans un orphelinat rempli d’enfants affamés et battus, survivant dans des conditions atroces. «J’ai totalement perdu le pied. Je ne pouvais pas communiquer avec eux, je ne pouvais pas les aiderexplique-t-il. Pour la première fois, j’ai eu le sentiment d’être un voyeur. Je ne l’ai jamais refait. »»

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