Publié le 16 octobre 2025. Une femme a été condamnée à dix ans de prison au Venezuela pour avoir exprimé des opinions critiques envers le gouvernement lors d’une conversation privée sur WhatsApp. Cette décision soulève de vives inquiétudes quant à la liberté d’expression dans le pays.
Verónica Andreina Rojas Soto, âgée de 44 ans, a été arrêtée il y a trois mois pour un commentaire jugé incitatif à la haine, proféré dans le cadre d’une discussion privée avec un ami. Si ce dernier a été relâché quelques semaines plus tard, Verónica Rojas n’a pas eu la même issue. Elle a été poursuivie et condamnée à une peine de dix ans d’emprisonnement, avant d’être transférée au Centre pénitentiaire pour femmes de Los Teques.
La famille de la détenue dénonce une condamnation jugée injuste et disproportionnée. Sa fille, Karelys Rojas, qui réside actuellement au Portugal, lance un appel aux autorités vénézuéliennes pour qu’elles réexaminent le dossier de sa mère. « Ma mère est une femme au foyer, dévouée à son mari et à ma sœur cadette de 15 ans. Elle ne représente aucun danger pour la société. Elle a simplement exprimé une opinion en privé », a-t-elle déclaré au journal El Tequeño.
Les proches de Verónica Rojas s’inquiètent également de son état de santé, mentionnant des problèmes circulatoires qui pourraient être aggravés par les conditions de détention. La famille Rojas réitère sa demande de reconsidération de la sentence. Un projet de voyage au Portugal prévu en juillet pour rejoindre Karelys Rojas a dû être annulé suite à cette affaire.