Publié le 2025-10-20 16:15:00. Au cœur des combats acharnés dans le Donbass, des unités de drones ukrainiennes opèrent dans l’ombre, remplaçant rapidement leurs précieux appareils perdus face à l’ennemi. Malgré les avancées russes, un récent revers militaire met en évidence la résilience et la coordination croissante des forces de Kiev.
- La perte d’un drone ukrainien, surnommé « Antoshka », en moins de trois jours d’opérations, illustre la rapidité des combats et la détermination des pilotes à remplacer leur matériel.
- Malgré une pression russe accrue et la destruction d’infrastructures civiles, les forces ukrainiennes ont réussi à stopper une avancée significative et à piéger des troupes russes.
- Le lieutenant-colonel Arsen « Lemko » Dimitri estime les pertes russes à près de 10 000 hommes depuis août, soulignant une amélioration de la coordination ukrainienne.
Les drones ukrainiens, surnommés affectueusement « Antoshka » par leurs opérateurs, sont des outils essentiels dans le conflit. « Antoshka », un hexacoptère de fabrication ukrainienne, un modèle Vampire, capable de larguer des bombes, a été abattu par un drone russe alors qu’il était sur le point d’atteindre sa cible. Son pilote, Timon, ne s’est pas attardé sur la perte, sachant que ses équipiers du 13e Opération Brusing Khatia Protection et d’autres unités de la 44e brigade mécanisée étaient déjà en train de préparer un nouvel appareil. En à peine 40 minutes, un nouveau drone Vampire, d’une valeur de 13 000 dollars, était prêt à reprendre le combat.
Ces opérations se déroulent dans un contexte de combats intenses, notamment autour de Kostiantynivka, une ville de l’est du Donbass assiégée par les forces russes. Les positions ukrainiennes sont fortifiées, creusées sous terre et dissimulées sous des trappes couvertes de feuillage. Le bruit de l’artillerie et des mortiers est omniprésent. Le Major Viacheslav Shutenko, commandant de l’unité de drones de la 44e brigade, confirme que si Kostiantynivka n’est pas sur le point de tomber, la situation s’est « radicalement dégradée ». Les Russes se sont rapprochés et détruisent systématiquement les infrastructures civiles. Des villes comme Pokrovsk ont déjà subi des bombardements intenses, et Droujkivka, plus au nord, fait désormais l’objet de tirs plus fréquents et d’un couvre-feu strict.
Malgré cette pression, les forces russes subissent des revers. En août, une tentative d’avancée rapide près de Dobropillie s’est avérée trop rapide pour leur logistique. Les troupes ukrainiennes ont réussi à stopper leur progression, piégeant les soldats russes dans deux enclaves. Le lieutenant-colonel Arsen « Lemko » Dimitri, du corps Azov de la Garde nationale, estime que les Russes ont subi près de 10 000 victimes dans cette zone depuis août, un chiffre invérifiable mais qui témoigne de la violence des affrontements. Il affirme que la coordination ukrainienne s’est considérablement améliorée, citant la perte de 50 chars et véhicules blindés russes la semaine précédente et un nombre de soldats russes tombés de centaines à moins de cent dans la région.
Sur le plan diplomatique, des discussions ont eu lieu entre Donald Trump et Vladimir Poutine le 16 octobre, en vue d’une rencontre à Budapest. Donald Trump a qualifié cet échange de « productif », mais sans donner de détails sur d’éventuelles avancées. La guerre sur le front militaire se poursuit cependant avec une extrême violence.