Publié le 06 novembre 2025, 12:23. Une peine de prison à vie a été prononcée contre un infirmier allemand de 44 ans reconnu coupable du meurtre de dix patients. L’homme aurait agi pour alléger sa charge de travail durant les gardes de nuit.
- L’infirmier a été condamné pour le meurtre de dix patients et la tentative de meurtre sur 27 autres.
- Les faits se sont déroulés entre décembre 2023 et mai 2024 dans un hôpital d’Aix-la-Chapelle.
- Le motif avancé est la réduction de sa charge de travail nocturne.
La cour d’Aix-la-Chapelle a rendu son verdict ce mercredi, déclarant l’accusé coupable. Il travaillait dans une unité de soins palliatifs et aurait administré des doses excessives de sédatifs et d’analgésiques à des patients, sans justification médicale. La plupart des victimes étaient des personnes âgées et gravement malades, mais le parquet a précisé qu’elles n’étaient pas en phase terminale au moment des faits.
Le tribunal a également qualifié les actes de « culpabilité particulièrement grave » selon le droit pénal allemand. Cette qualification rend difficile, voire impossible, une libération conditionnelle après les 15 ans de peine normalement prévus. L’identité de l’infirmier n’a pas été divulguée, conformément à la législation allemande sur la protection de la vie privée.
Lors du procès, l’infirmier avait plaidé non coupable, ses avocats demandant son acquittement. L’accusation, quant à elle, a dénoncé un homme qui se serait cru « seigneur de la vie et de la mort » en se servant de sa position pour agir. Les preuves présentées au tribunal indiquent que le mobile principal était d’alléger la pression durant les gardes de nuit.
Cette affaire rappelle celle de Niels Högel, un infirmier allemand condamné en 2019 à la prison à vie pour avoir tué jusqu’à une centaine de patients dans un hôpital du nord de l’Allemagne. Dans son cas également, il avait été établi que l’accusé choisissait lui-même ses victimes. L’hôpital de Würselen, où travaillait l’infirmier condamné récemment, a annoncé avoir procédé à des modifications de ses routines et de ses systèmes de contrôle. Les autorités sanitaires allemandes ont quant à elles déclaré envisager de nouvelles méthodes d’évaluation et de contrôle de la gestion des médicaments dans les établissements de santé.
Le procès, qui avait débuté en mars, n’est pas encore définitivement clos. La défense devrait étudier la possibilité de faire appel de la décision du tribunal.