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Une poésie qui connecte – Golden Gate Xpress

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Publié le 13 octobre 2025. L’Université d’État de San Francisco a vibré au rythme de la poésie, accueillant la talentueuse écrivaine espagnole Elvira Perpinyà. Cet événement, organisé dans le cadre du Mois du patrimoine Latinx, a offert une scène aux étudiants pour partager leurs créations aux côtés d’une invitée d’honneur reconnue.

Dans une atmosphère empreinte de créativité et de partage, le département des langues et littératures modernes de la San Francisco State University (SFSU) a célébré la richesse de la poésie hispanophone. L’initiative, menée par la professeure Ana Luengo, coordinatrice du programme d’espagnol, a mis en lumière le nouveau recueil d’Elvira Perpinyà, « Di-Versos y me regalaron sonrisas », ainsi que le talent émergent des étudiants.

L’événement, qui s’est déroulé le jeudi 9 octobre 2025, s’inscrit dans une démarche culturelle régulière du programme d’espagnol. Ces rencontres visent à fédérer la communauté étudiante et à tisser des liens avec le monde extérieur, invitant des artistes et des universitaires pour élargir les horizons de chacun.

La rencontre a débuté par une série de lectures par les étudiants du programme d’espagnol, qui ont eu l’opportunité de présenter leurs textes devant un public attentif dans la salle 473 du bâtiment des sciences humaines. Elvira Perpinyà s’est dite touchée par la profondeur des œuvres présentées :

« Ce sont des gens qui ont une conscience, car leur poésie n’est pas anodine. C’est une poésie qui transmet quelque chose, qui dit quelque chose. »

Elvira Perpinyà, poétesse

Parmi les intervenants, Liliana Torpey, étudiante en écriture créative, a partagé son poème « La muerte nueva ». Inspirée par le poète chilien Raúl Zurita, elle y aborde des thèmes sensibles tels que les raids de l’immigration et des douanes, les expulsions et la violence contemporaine. L’étudiante a exprimé sa joie de participer à un événement où la langue espagnole est mise à l’honneur :

« C’était vraiment magnifique. Je suis dans le département d’écriture créative en anglais, donc ce n’est pas courant pour moi d’assister à un événement où tout le monde parle espagnol, où nous écoutons de la poésie en espagnol. C’est donc vraiment agréable d’être dans une communauté qui s’intéresse à l’art et à la littérature en espagnol. »

Liliana Torpey, étudiante

Ces échanges culturels permettent aux étudiants d’entrer en contact direct avec des auteurs venus d’horizons divers, favorisant ainsi un riche échange d’idées et d’expériences. Le professeur Michael Hammer, également présent, a salué le talent des étudiants et la qualité de la prestation d’Elvira Perpinyà, allant jusqu’à acheter son livre suite à sa découverte :

« Les étudiants de notre programme ont beaucoup de talent… et l’invitée [Perpinyà] c’était phénoménal. Je n’étais pas familier avec sa poésie auparavant. C’est la première fois que j’entends ses poèmes, mais j’ai déjà acheté son livre parce que je l’ai beaucoup aimé. »

Michael Hammer, professeur

Selon le professeur Hammer, ces événements départementaux sont des occasions précieuses de se connecter avec des auteurs et d’ouvrir de nouvelles perspectives : « C’est une opportunité d’être ensemble, de partager l’espace, de partager ces poèmes. Assister à ce genre d’événements et ouvrir de nouvelles fenêtres sur le monde fait partie de l’expérience universitaire. »

Benito Beltrán, diplômé et étudiant en master d’espagnol, a souligné la dimension universelle de la poésie, qui transcende les âges et les frontières. Il a partagé son désir de démontrer son potentiel à travers cette langue qui, bien que non maternelle, a été apprise et aimée suite à une histoire de colonisation.

L’événement s’est également révélé être un espace de confiance et de vulnérabilité. Cristina Sobolev, étudiante en master d’espagnol, a partagé son poème « La dama blanca », dans lequel elle aborde la difficulté de lutter contre les stéréotypes négatifs associés à la Colombie, son pays d’origine. Elle a décrit l’atmosphère comme un lieu sûr pour s’exprimer librement :

« Tout le monde était vraiment ouvert, ils ont montré leur vulnérabilité, ils ont fait preuve de respect envers tous les camarades de classe et du silence d’être là dans l’instant présent. »

Cristina Sobolev, étudiante

« Montrez-leur que nous ne sommes pas ce qu’ils pensent. »

Cristina Sobolev, étudiante

Elvira Perpinyà a rappelé l’importance de la présence et de l’interaction humaine, s’inquiétant d’une tendance croissante à l’isolement chez les jeunes générations. Pour elle, ces moments de connexion sont essentiels :

« C’est ce qui se passe maintenant, ici même, les gens conversent, échangent, c’est très riche. C’est ce qui nous comble vraiment, se parler, se regarder dans les yeux, se voir. Tout cela est très important. »

Elvira Perpinyà, poétesse

Ana Luengo a conclu en affirmant que la participation à de telles activités est une forme de résistance et un moyen vital de se rassembler, de s’exprimer et de renforcer le sentiment de communauté, particulièrement dans un contexte social et politique complexe.

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