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Une vidéo non publiée montre que Pradas savait à 12:32 A

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Publié le 2025-10-07 09:35:00. Une nouvelle vidéo, jusqu’alors inédite, vient éclairer l’enquête sur la tragédie de la Dana. Elle révèle que la ministre de la Justice et de l’Intérieur de l’époque, Salome Pradas, avait été informée dès 12h32 le 29 octobre de la nécessité de surveiller spécifiquement les zones à risque des « Río Magro » et « Rambla del Poyo », ainsi que de la mobilisation des pompiers forestiers. Ces éléments contredisent la version officielle, suggérant que l’administration valencienne était pleinement consciente des dangers dans des bassins qui allaient connaître le plus lourd bilan humain quelques heures plus tard.

L’enregistrement vidéo, diffusé notamment par l’avocat Manolo Mata, a été réalisé au Centre de coordination d’urgence (CCE) de L’Eliana. Sur ces images, Salome Pradas est visible prenant des notes à la main, absorbant les explications de Jorge Suárez, directeur adjoint des urgences. Sur un document imprimé intitulé « rapport nº2 » relatif à l’épisode météorologique, la ministre a consigné plusieurs termes clés : « Río Magro », « Rambla Pollo » (orthographe erronée pour Poyo), « Alerte Hydrologique », « Barrancos » et « Pompiers Forestiers ».

Ces annotations, effectuées à 12h32, revêtent une importance capitale. Elles démontrent que Mme Pradas était informée des risques potentiels sur ces cours d’eau au moment même où les alertes hydrologiques ont été émises. Jusqu’à présent, la Généralité valencienne soutenait que la responsabilité de la surveillance des ravins incombait à la Confédération hydrographique du Júcar (CHJ). Cette vidéo semble confirmer que le service des urgences du Consell avait bien connaissance de sa propre responsabilité dans la gestion de ces risques.

Dans une autre séquence, datant de 13h56, plusieurs techniciens s’adressent à Mme Pradas pour lui exposer les difficultés rencontrées face aux intempéries. « 156, c’est là où il a le plus plu », indique l’un d’eux. « Ce n’est pas la pluie elle-même, mais ce que le ravin charrie. C’est ce qui nous préoccupe », explique un autre fonctionnaire. « Par exemple, Quart de Poblet ou Aldaia. Tout ce qui vient de Buñol », précise un technicien, en référence explicite au Ravin de Poyo, qui demeurait une source d’inquiétude à 13h56, soit deux heures après le déclenchement de l’alerte hydrologique par les services d’urgence, suite à des informations reçues de la CHJ.

Ce matériel audiovisuel fait partie d’une série de vidéos enregistrées par une entreprise externe pour le service d’urgence. Il avait été dissimulé au juge d’instruction en charge de l’affaire jusqu’à sa révélation publique. Cette vidéo, en particulier, illustre le fonctionnement et la pleine conscience de l’équipe d’urgence quant à la gravité de la situation dès ses débuts.

Outre Salome Pradas, étaient présents lors de cette réunion le secrétaire autonome aux urgences, Emilio Argüeso (tous deux mis en examen), ainsi que la chef du département, Aurora Roca. Jorge Suárez et Aurora Roca sont quant à eux cités comme témoins dans le dossier. Ces révélations s’ajoutent à d’autres enregistrements déjà rendus publics, qui ont contribué à passer du déni de l’enregistrement d’une réunion clé du CECOPI (Centre de coordination opérationnelle intégrée) à la reconnaissance de l’existence de nombreux documents audiovisuels relatifs à cette journée critique, démontrant l’action – et parfois l’inaction – du dispositif d’urgence.

Des sources proches de Salome Pradas ont indiqué que ces vidéos corroboraient sa déposition devant la justice. « Ce n’est pas une nouveauté », précisent ces sources, « qu’à la suite des informations reçues de la Confédération hydrographique du Júcar (CHJ), une alerte hydrologique ait été décrétée le matin du jour de l’incident, tant pour le Ravin de Poyo que pour le Río Magro, comme l’a déclaré Mme Pradas elle-même devant le juge. » Elles ajoutent que, « spécifiquement pour le Río Magro, l’alerte a été activée à 11h45, tandis que pour le Ravin de Poyo, elle a été prononcée à 12h20, suite à un avis envoyé par le SAIH (Système Automatique d’Information Hydrologique) au CCE à 12h06. Cet avis indiquait qu’à 11h40, le débit était de 264 m³/s, largement supérieur au seuil de 150 m³/s, avec une tendance à la hausse. »

Ces mêmes sources concluent que « les vidéos du matin confirment une fois de plus que Mme Pradas était constamment au fait de la situation et attentive aux urgences au niveau institutionnel. Son action s’est déployée tant au CCE que sur le terrain, visitant des municipalités comme Carlet, dans la zone du Río Magro, et maintenant une communication constante et coordonnée avec les techniciens et les équipes d’urgence. »

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