La sélection masculine américaine a conclu sa trêve internationale d’octobre sur une note positive, s’imposant 2-1 face à l’Australie. Sous la houlette de Mauricio Pochettino, l’équipe semble retrouver la confiance nécessaire pour rivaliser avec les meilleures nations, enchaînant désormais une série de trois matchs sans défaite. L’entraîneur affine son effectif au fil des rencontres, et le passage à une défense à trois s’avère bénéfique, dissipant progressivement les inquiétudes à l’approche de la Coupe du Monde.
Alors que le tournoi mondial approche à grands pas, la question se pose : quel serait le onze titulaire idéal si la compétition débutait aujourd’hui ? Voici une projection possible de l’effectif pour 2026, en tenant compte des performances actuelles et des choix tactiques de Pochettino.
Projection de l’effectif pour la Coupe du Monde 2026
Gardiens (3) : Matt Freese (New York City FC), Matt Turner (New England Revolution), Patrick Schulte (Columbus Crew)
Défenseurs (8) : Sergino Dest (PSV), Antonee Robinson (Fulham), Miles Robinson (FC Cincinnati), Chris Richards (Crystal Palace), Tim Ream (Fulham), Alex Freeman (Orlando City SC), Max Arfsten (Columbus Crew), Mark McKenzie (Toulouse)
Milieux de terrain (7) : Weston McKennie (Juventus), Tyler Adams (Bournemouth), Diego Luna (Real Salt Lake), Luca De La Torre (San Diego FC), Cristian Roldan (Seattle Sounders), Malik Tillman (Bayer Leverkusen), Tanner Tessmann (Lyon)
Attaquants (6) : Christian Pulisic (Milan), Folarin Balogun (Monaco), Ricardo Pepi (PSV), Tim Weah (Marseille), Patrick Agyemang (Derby County), Haji Wright (Coventry City), Alex Zendejas (Club America)
Gardiens : Freese solidement installé
Matt Freese continue de marquer de son empreinte l’année de la sélection, enchaînant 11 titularisations consécutives entre la Gold Cup et les matchs amicaux. Ses performances, y compris lors des séances de tirs au but, ont suffi à maintenir sa place dans les buts, même avec le retour de Matt Turner. Bien que Pochettino n’ait pas encore officiellement désigné son numéro un, Freese semble avoir une longueur d’avance, sauf blessure ou baisse de régime notable.
Ailiers : Dest, Weah et la polyvalence en question
Le poste de piston droit ouvre la porte à une certaine complexité. Si Tim Weah peut aisément évoluer en faux piston pour submerger l’adversaire, la santé de Sergino Dest reste une interrogation, lui qui n’a pas toujours pu disputer 90 minutes avec la sélection cette année. La polyvalence de Dest pourrait jouer contre lui ; étant également une option de secours pour Antonee Robinson à gauche, son profil pourrait être réaffecté pour combler un manque en défense centrale si nécessaire. Alex Freeman, quant à lui, s’affirme comme l’une des belles surprises de l’effectif, rendant difficile son exclusion d’une potentielle liste pour le Mondial.
Défense centrale : un trio prometteur mais fin
Le trio central Chris Richards, Tim Ream et Miles Robinson semble figé. Néanmoins, la profondeur de l’effectif dans ce secteur laisse à désirer. L’option d’une défense à trois, si elle se confirme, pourrait nécessiter l’intégration d’un joueur comme Tristan Blackmon ou Cameron Carter-Vickers. Miles Robinson s’est montré performant sous Pochettino, et sa capacité d’anticipation, combinée à celle de Richards, compense le manque de vitesse de Tim Ream. Trouver un plan de secours fiable pour ce dernier s’avère être un défi.
Piston gauche : Robinson, un incontournable
Antonee Robinson est sans conteste l’un des joueurs les plus sûrs de la sélection, un nom qui figure parmi les premiers sur la feuille de match. Max Arfsten a brillé en piston grâce à ses projections offensives, mais la régularité de Robinson pourrait compliquer sa présence dans l’effectif final. Avec la capacité de Dest à dépanner des deux côtés, la nécessité d’un défenseur central supplémentaire pourrait amener Pochettino à faire des choix difficiles concernant les ailiers.
Milieu central : l’ombre de Adams et la bataille pour la titularisation
L’absence de Tyler Adams lors de la trêve d’octobre, due à la naissance de son enfant, a rappelé son importance cruciale au milieu de terrain. Capitaine lors de la Coupe du Monde 2022, il demeure un pilier de l’équipe. Aux côtés d’Adams, la concurrence est rude. Weston McKennie reste favori pour une place, mais Cristian Roldan, auteur de bonnes prestations et de deux passes décisives pour Haji Wright, bouscule la hiérarchie. L’entraîneur a d’ailleurs qualifié Roldan de « joueur parfait » après la victoire contre l’Australie, ouvrant la porte à un possible duo Adams-Roldan dans un double pivot. Tanner Tessmann progresse, mais une place de titulaire sera difficile à obtenir dans un système ne privilégiant que deux milieux défensifs.
Milieu offensif : Tillman, le joker créatif
En l’absence de Gio Reyna, Malik Tillman s’affirme comme l’atout maître de la sélection. Capable d’évoluer aussi bien en soutien de l’attaque qu’en débordement sur les ailes, il apporte une précieuse polyvalence tactique. Son expérience acquise dans un club de renom comme le Bayer Leverkusen lui confère une confiance grandissante, un atout majeur pour guider l’attaque américaine. Diego Luna, quant à lui, offre une alternative en cas de besoin de changement de rythme, n’hésitant pas à défier ses adversaires.
Attaquants : Pulisic et Balogun, un duo complémentaire
Il est difficile de se passer de Tim Weah, dont la présence sur le terrain, même sans être à son meilleur niveau, améliore le rendement de l’équipe. Bien qu’il puisse être aligné en défense, sa contribution offensive reste attendue. Folarin Balogun s’est révélé, apportant une touche de classe à la pointe de l’attaque et élevant le niveau de jeu de l’équipe. Christian Pulisic, à l’instar de Robinson, est un pilier indiscutable. Haji Wright a démontré son potentiel, que ce soit en sortie de banc ou en tant que titulaire. Dernier buteur américain en date en Coupe du Monde, il pourrait bien ouvrir le score pour les États-Unis lors de l’édition 2026 à domicile.