Publié le 24 février 2026 à 22h04. Les transports publics allemands seront paralysés par une grève de 48 heures à partir de vendredi, après l’échec des négociations salariales et des discussions sur les conditions de travail, menaçant les déplacements de millions de personnes.
- Le syndicat Verdi a lancé un appel à la grève pour les bus, tramways et trains locaux dans la plupart des régions d’Allemagne.
- Les services de la Deutsche Bahn (compagnie ferroviaire allemande) ne devraient pas être affectés, permettant aux voyageurs d’utiliser les S-Bahn ainsi que les trains longue distance (ICE, IC et EC) et régionaux (RE et RB).
- Il s’agit de la deuxième grève à grande échelle en quelques semaines, après un mouvement social début février qui avait déjà fortement perturbé les transports en commun.
Après des négociations infructueuses avec les employeurs locaux, le syndicat Verdi, représentant près de 100 000 travailleurs, a décidé d’intensifier la pression. La grève devrait débuter tôt vendredi matin et se poursuivre jusqu’à samedi soir, voire dimanche, selon les régions. Seule la Basse-Saxe est pour l’instant exclue, en raison d’un accord de paix en vigueur jusqu’à fin mars.
La situation reste incertaine concernant le Bade-Wurtemberg et Hambourg. Une décision quant à l’extension de la grève à ces régions devrait être prise avant vendredi.
Les autorités s’attendent à une augmentation du trafic routier, car de nombreux usagers des transports en commun devraient se tourner vers la voiture. La société de covoiturage Freenow a d’ailleurs déjà constaté une forte hausse de la demande de taxis lors de la précédente grève nationale. L’ADAC (Automobilclub von Deutschland) a également observé une augmentation du trafic routier lors du dernier mouvement social.
Selon Christine Behle, vice-présidente de Verdi, les conditions de travail dans les transports publics doivent être améliorées de manière significative. Elle a déclaré :
« Nos collègues ont un besoin urgent d’aide – et les employeurs ont besoin d’un signal clair indiquant que nous sommes déterminés à lutter pour nos revendications. »
Christine Behle, vice-présidente de Verdi
Le syndicat réclame des primes plus élevées pour le travail de nuit et de week-end, une réduction de la durée hebdomadaire du travail et des périodes de repos plus longues. Dans certaines régions, Verdi demande également une augmentation de salaire d’environ dix pour cent.
Parallèlement, le Syndicat des conducteurs de locomotives allemands (GDL) est en négociations avec la Deutsche Bahn. Si aucun accord n’est trouvé cette semaine, de nouvelles grèves pourraient paralyser le réseau ferroviaire allemand le mois prochain, affectant les S-Bahn, les trains régionaux et longue distance. L’Allemagne connaîtra-t-elle des grèves généralisées dans les chemins de fer en mars ?
Avec des reportages de l’AFP et de la DPA.