La Musique Tisse un Pont entre Crémone et Pékin : La Route de la Soie Résonne des Sons du Violon
Crémone, berceau de la lutherie, et Pékin, cœur vibrant de la musique chinoise, scellent une alliance artistique sans précédent. L’initiative « Le Violon sur la Route de la Soie » ne se contente pas de relier deux continents, elle érige un véritable pont culturel, célébrant l’héritage des artisans du son et le savoir-faire des maîtres luthiers.
Cette synergie remarquable entre le Conservatoire Central de Musique de Pékin et la prestigieuse École Internationale de Lutherie de Crémone a placé la ville de Stradivarius sous les feux des projecteurs. Plus qu’un simple échange, il s’agit d’une transmission vivante du savoir, où les secrets de fabrication des instruments légendaires rencontrent la soif d’apprendre d’une nouvelle génération de musiciens.
L’ouverture de cet événement marquant fut honorée par la présence de personnalités éminentes. Yu Hongmei, directrice du Conservatoire Central de Musique de Pékin, accompagnée de son adjoint À Yang, a symbolisé l’engagement de la capitale chinoise. Du côté italien, Federico Roberto Antonelli, directeur de l’Institut Culturel Italien, Daniele Galleni, son adjoint, les maîtres luthiers renommés Éric Blot et Siméone Morassi, ainsi que Daniele Pitturelli, directeur de l’École Internationale de Lutherie, ont incarné l’excellence crémone.
Un attachement particulier lie Gao Tong Tong à Crémone, lui qui fut un élève assidu de l’école. « Avec ‘Le Violon sur la Route de la Soie’, nos liens se sont renforcés entre Crémone, notre école et le Conservatoire de Pékin », explique M. Pitturelli. « Dans un esprit de partage des connaissances, nous avons pu installer au Conservatoire une exposition d’outils anciens et, surtout, présenter des instruments d’exception : un Stradivarius datant de 1680-1685, un Carlo Bergonzi de 1735 et un Guarneri del Gesù de 1737, pour n’en citer que quelques-uns. »
Cette immersion dans le passé prestigieux de la lutherie a offert aux étudiants de la section fabrication de violons de Pékin une opportunité inestimable : « voir et toucher de leurs propres mains des instruments historiques », souligne M. Pitturelli. Les jours suivants, l’effervescence s’est déplacée à Pékin, où des cours de lutherie ont été dispensés. Éric Blot et Siméone Morassi ont guidé avec patience et expertise les jeunes apprentis, travaillant à leurs côtés sur les établis. Ces moments de transmission ont été complétés par une série d’événements musicaux enchanteurs, orchestrés par les professeurs et les étudiants du Conservatoire chinois, tissant ainsi une harmonie parfaite entre l’art de la fabrication et l’art de l’interprétation.
« Le Violon sur la Route de la Soie » est la preuve éclatante que la musique transcende les frontières et que le dialogue entre les cultures peut engendrer des merveilles, consolidant ainsi une relation intense et fructueuse entre la ville de Stradivarius et la capitale chinoise, et confirmant l’Italie et la Chine comme des partenaires privilégiés dans le monde des arts.