Hannah Brier, la sprinteuse la plus rapide de l’histoire du pays de Galles, ne participera pas aux Jeux du Commonwealth 2026 à Glasgow. Malgré une performance historique, l’athlète a été écartée en raison de délais de qualification qu’elle juge « aberrants ».
Lundi dernier, lors d’une compétition à Londres, Brier a couru le 200 mètres en 22,79 secondes, pulvérisant un record national vieux de 44 ans, établi par Michelle Scutt en 1982. Si ce temps aurait été suffisant pour remporter une médaille de bronze lors de la précédente édition des Jeux, il est intervenu huit jours trop tard : la date limite de sélection fixée par Team Wales était le 17 mai.
athlète britannique Hannah Brier athlétisme 2025
Ce calendrier place les athlètes gallois dans une situation complexe par rapport à leurs voisins. La date butoir du pays de Galles précède en effet de trois semaines celle de l’Écosse et de quatre semaines celle de l’Angleterre.
La question des critères de sélection a également joué un rôle déterminant. Bien que la sprinteuse du club Swansea Harrier ait réalisé le standard « B » du Commonwealth (23,07 secondes) avant l’échéance, la politique de Team Wales stipule que les athlètes doivent battre cette marque, et non simplement l’égaler, pour être sélectionnés.
« C’est très difficile pour nous, athlètes gallois, car nous devons presque être au sommet de notre forme en avril ou en mai, ce qui est aberrant alors que les championnats ont lieu en août »
À 28 ans, et déjà détentrice du record gallois du 100 mètres, Brier s’est dite « dévastée » à l’idée de manquer ce qui sera probablement sa dernière participation aux Jeux du Commonwealth.
Cette situation ne surprend pas Welsh Athletics, l’organisme directeur du sport, qui a affirmé avoir exprimé dès le mois de mars ses inquiétudes concernant une date limite « extrêmement précoce » pour les athlètes de l’athlétisme. De son côté, Team Wales a refusé de commenter le cas individuel de la sprinteuse, précisant que l’ensemble de son processus de sélection est publié sur son site internet « par souci de transparence ».