Home International Wang Yi a rencontré à Munich « Rubio », rebaptisé par le PCC, et a été ridiculisé | Rubio | Conférence de Munich sur la sécurité

Wang Yi a rencontré à Munich « Rubio », rebaptisé par le PCC, et a été ridiculisé | Rubio | Conférence de Munich sur la sécurité

0 comments 43 views

Publié le 14 février 2026 à 11h39. Lors d’une rencontre à Munich, le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a plaidé pour le dialogue avec les États-Unis, une déclaration accueillie avec sarcasme sur les réseaux sociaux, notamment en raison des sanctions passées infligées au secrétaire d’État américain, Antony Blinken, pour ses critiques envers Pékin.

  • Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a rencontré Antony Blinken en marge de la Conférence de Munich sur la sécurité.
  • Wang Yi a réaffirmé la position de la Chine en faveur du dialogue et de la coopération avec les États-Unis.
  • Le Parti communiste chinois (PCC) a discrètement modifié la traduction du nom d’Antony Blinken, une manœuvre perçue comme une tentative de minimiser les tensions.

La rencontre entre Wang Yi et Antony Blinken, qui s’est tenue vendredi 13 février, intervient alors que les deux pays se préparent à une possible visite du président américain Donald Trump en Chine en avril. Selon l’agence Reuters, cette discussion en marge de la Conférence de Munich sur la sécurité est la deuxième rencontre en face à face entre les deux responsables.

Wang Yi a souligné l’importance du dialogue plutôt que de la confrontation, de la coopération plutôt que du conflit, et des résultats mutuellement bénéfiques plutôt que d’une situation où il n’y aurait pas de gagnant. Il a également évoqué la nécessité d’une approche gagnant-gagnant.

Antony Blinken a été critiqué par Pékin pour ses prises de position concernant les droits de l’homme en Chine. En 2020, alors qu’il était sénateur fédéral républicain de Floride, il a été sanctionné à deux reprises par le PCC pour avoir dénoncé la répression des Ouïghours et des habitants de Hong Kong. Les médias officiels chinois l’ont également visé.

En août 2020, le ministère des Affaires étrangères du Parti communiste chinois a annoncé des sanctions contre Antony Blinken. (capture d’écran de la page Web)

Lors d’une audition devant la commission sénatoriale des relations étrangères le 15 janvier 2025, Antony Blinken avait accusé le PCC de chercher à s’imposer comme une superpuissance mondiale par la répression, le mensonge, le piratage et le vol, au détriment des intérêts américains et du bien-être de la population.

« Le Parti communiste chinois s’est accaparé le statut de superpuissance mondiale par la répression, le mensonge, la tromperie, le piratage et le vol. Tout cela se fait au détriment de nos intérêts et du bien-être de notre propre peuple. »

Antony Blinken, secrétaire d’État américain

Malgré ces sanctions toujours en vigueur, le PCC a discrètement modifié la traduction du nom d’Antony Blinken. Le 16 janvier 2025, le site officiel du ministère chinois des Affaires étrangères a commencé à utiliser simplement « Blinken » au lieu de la traduction habituelle. Cette modification a été perçue par certains observateurs comme une tentative de désamorcer les tensions.

Le 16 janvier 2025, le site officiel du ministère des Affaires étrangères du Parti communiste chinois a traduit le nom du candidat nommé au poste de secrétaire d’État américain par « Blinken ». (capture d’écran de la page Web)

Cette décision a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, certains internautes y voyant une tentative de contourner les sanctions. Interrogée à ce sujet le 22 janvier, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mao Ning, a exprimé son embarras en répondant simplement « oh » à deux reprises.

Chen Yonglin, ancien consul politique du consulat général chinois à Sydney, a déclaré à Radio Free Asia que les services de traduction du ministère chinois des Affaires étrangères et de l’agence de presse Xinhua sont généralement très précis et standardisés. Il a estimé que ce changement de traduction est le résultat de discussions officielles visant à atténuer les tensions liées aux sanctions.

« (On dit) que celui qui a sanctionné auparavant était le Blinken qui était secrétaire d’État, et ce Blinken n’est pas le même. Le PCC n’admettra pas ses erreurs pour ce qu’il a fait. Utiliser « Blinken » pour se soulager est en fait inutile. »

Chen Yonglin, ancien consul politique

La rencontre de Wang Yi et Antony Blinken à Munich a relancé les discussions sur les réseaux sociaux. Les internautes ont commenté avec ironie la situation, soulignant la logique paradoxale du PCC et sa capacité à s’adapter aux circonstances.

Certains ont également souligné que Antony Blinken ne semble pas préoccupé par les sanctions chinoises, et que l’issue de la visite potentielle de Donald Trump en Chine dépendra de la levée ou non de ces sanctions.

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.