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Webinaire V du GLN sur la mobilisation des ressources intérieures

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Publié le 2024-10-27 14:35:00. L’accès à la santé sexuelle et reproductive (SSR) est menacé par une baisse de l’aide internationale et des reculs politiques, compromettant les progrès réalisés en matière de santé des femmes, des enfants et des adolescents à travers le monde. Un webinaire organisé par l’Organisation Mondiale de la Santé vise à identifier des stratégies pour intégrer la SSR dans les réformes de la couverture sanitaire universelle (CSU).

  • L’aide au développement pour la santé devrait diminuer d’environ 20 % entre 2024 et 2025, avec des réductions particulièrement importantes en Afrique.
  • Près de 224 millions de femmes dans les pays en développement n’ont pas accès à des méthodes de planification familiale sûres et efficaces.
  • L’intégration de services complets de SSR dans les ensembles de prestations de santé essentielles, comme au Bangladesh, peut réduire significativement la mortalité maternelle.

Les avancées en matière de santé des femmes, des enfants et des adolescents (WCAH) apparaissent de plus en plus fragiles, selon les dernières estimations de l’Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME). L’IHME prévoit une diminution d’environ 20 % de l’aide au développement pour la santé entre 2024 et 2025, l’Afrique étant la région la plus touchée. Ces disparités devraient s’accentuer au cours des cinq prochaines années. Cette crise est exacerbée par un contexte politique défavorable à l’avancée des droits, notamment en matière de santé sexuelle et reproductive (SDSR), ainsi que par l’accumulation de chocs mondiaux.

La situation financière actuelle perturbe la fourniture de services de santé, entraînant la fermeture d’établissements, des pertes de personnel soignant et des ruptures dans les chaînes d’approvisionnement. Les coûts sont reportés sur les ménages, qui doivent faire face à une augmentation des dépenses directes. Ces difficultés compromettent les progrès vers la couverture sanitaire universelle (CSU) et creusent les inégalités d’accès à des services complets de santé sexuelle et reproductive. Selon les estimations de l’UNFPA, 224 millions de femmes vivant dans les pays en développement n’ont actuellement pas accès à des méthodes de planification familiale sûres et efficaces (site web de l’UNFPA). Pourtant, des études de Guttmacher (2019) démontrent que chaque dollar investi dans les services de contraception peut permettre d’économiser jusqu’à trois dollars en coûts liés aux soins maternels, néonatals et à l’avortement sécurisé.

Ces tendances contrastent fortement avec les engagements pris à l’échelle mondiale et régionale pour protéger et promouvoir la santé sexuelle et reproductive. Le Protocole de Maputo de l’Union africaine, par exemple, engage les États africains à garantir l’accès des femmes à une SSR complète, y compris la planification familiale et l’avortement sécurisé. Cependant, le climat financier et politique actuel risque d’élargir le fossé entre ces engagements et la réalité vécue par les femmes et les adolescents, en particulier les plus vulnérables.

Face à cette situation, un leadership politique renouvelé et une action concertée sont nécessaires pour replacer la santé sexuelle et reproductive au cœur des réformes de la CSU, en adoptant une approche axée sur les soins de santé primaires. Si les pays empruntent des voies différentes vers la CSU en fonction de leurs besoins et de leurs ressources, la définition d’un ensemble clair de prestations de santé s’avère essentielle pour traduire les engagements en accès réel, en équité, en protection financière et en qualité des soins. L’expérience du Bangladesh illustre le potentiel de cette approche : l’inclusion de services complets de SSR dans l’ensemble des prestations essentielles a été associée à une réduction de 31,5 % du taux de mortalité maternelle. Bien qu’il ne soit pas toujours possible d’intégrer tous les services de SSR simultanément, une priorisation stratégique et une mise en œuvre progressive sont indispensables pour intégrer les services de SSR à fort impact dans les réformes de la CSU, en veillant à ne laisser personne de côté.

Un webinaire organisé par l’Organisation Mondiale de la Santé réunira les décideurs politiques, les professionnels de la santé, la société civile et les partenaires afin d’examiner comment la santé sexuelle et reproductive peut être protégée, priorisée et intégrée progressivement dans les réformes de la couverture sanitaire universelle, en particulier dans un contexte de ressources limitées et de priorités concurrentes.

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