De son enfance bercée par Laurel et Hardy aux classiques du rock britannique, le bassiste de Blur, Alex James, révèle un parcours musical éclectique et surprenant, ponctué de souvenirs d’enfance, de découvertes tardives et d’émotions fortes.
L’amour de la musique, pour Alex James, remonte à l’âge de huit ans, lorsqu’il se met à reproduire les chorégraphies de The Trail of the Lonesome Pine, interprétée par Laurel et Hardy et les Avalon Boys. Il confie avoir supplié le Père Noël de lui offrir ce disque en 1975, et sa requête fut exaucée.
Son premier achat de single, lui, est lié à un souvenir de vacances en bateau sur un canal avec les Scouts. C’est Come on Eileen de Dexys Midnight Runners qui résonnait à la radio, l’incitant à faire un détour en vélo jusqu’à un magasin Wilco à Bournemouth pour l’acquérir.
Plus tard, lors d’un voyage promotionnel au Japon pour la cuisine et les boissons britanniques, il s’est pris de passion pour Bohemian Like You des Dandy Warhols, qu’il affectionne particulièrement pour son côté joyeux et spontané. Il a également une tendresse particulière pour les chants de Noël appris durant son enfance, notamment Gloria in Excelsis Deo, qu’il décrit comme une « vieille amie ».
Lors de ses concerts, c’est une chanson inattendue qui remporte systématiquement l’adhésion du public : Wonderwall d’Oasis. « Les gens trouvent ça hilarant quand je la joue, mais c’est une excellente chanson, alors autant l’assumer », explique-t-il.
Sans fausse pudeur, il avoue également apprécier des titres plus kitsch, comme Hot Dog et Green Door de Shakin’ Stevens, et admire la performance de Cliff Richard reprenant Living Doll à cappella à Wimbledon.
Il a fallu un certain temps pour que Hey Jude des Beatles retrouve ses faveurs, mais il compare désormais le processus à l’effort soutenu d’un marathon. Quant à Creep de Radiohead, c’est une chanson qui l’émeut particulièrement, d’autant plus que sa fille la chante également.
Pour une ambiance plus intime, il suggère Chitty Chitty Bang Bang pour un moment de légèreté, et le Concerto pour violoncelle en mi mineur d’Elgar pour une soirée plus posée.
L’apprentissage de la basse a été facilité par l’écoute attentive de Peter Hook, bassiste de Joy Division, et sa chanson Love Will Tear Us Apart a marqué un tournant dans sa carrière musicale. Actuellement, il est confronté à un défi de taille : maîtriser My Generation des Who, un titre qu’il répète sans cesse pour sa tournée Britpop Classical.
Enfin, pour ses funérailles, il a choisi Air on a G String de Bach, une mélodie qu’il associe aux publicités pour les cigares Hamlet, et qui, selon lui, apporte une touche d’humour.