Home Divertissement Who Is Dennis Rader? His Daughter Speaks Out in ‘My Father, the BTK Killer’

Who Is Dennis Rader? His Daughter Speaks Out in ‘My Father, the BTK Killer’

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Le portrait d’un père meurtrier et d’une fille tiraillée par son héritage empoisonné. « Mon père, le tueur BTK » : ce nouveau documentaire Netflix, réalisé par Skye Borgman, plonge dans l’existence de Kerri Rawson, confrontée à la double vie de son père, Dennis Rader, un tueur en série passé aux aveux en 2005 pour dix assassinats commis au Kansas entre 1974 et 1991. Condamné à dix peines de prison à vie consécutives, Rader reste, pour Kerri, son père. Une dualité complexe explorée dans ce film.

Skye Borgman, déjà à l’origine de documentaires comme « Abducted in Plain Sight », a été particulièrement marquée par la complexité de la relation entre Kerri Rawson et son père. « La façon dont elle peut l’aimer, aimer certains de ses moments, tout en étant consciente de ce qu’il est », explique la réalisatrice au site TODAY.com. Le film s’ouvre sur un souvenir gravé dans la mémoire de Kerri : l’arrestation de son père en février 2005. Âgée de 26 ans et vivant alors dans le Michigan, elle voit sa vie basculer lorsque la police frappe à sa porte pour lui annoncer : « Votre père est BTK. »

Dennis Rader s’était lui-même surnommé « BTK Killer », acronyme de « bind, torture and kill » (lier, torturer et tuer), décrivant ainsi sa méthode macabre. Il communiquait sur ses crimes par des lettres tapées à la machine, adressées aux médias ou dissimulées dans des lieux publics de Wichita. En 1981, une lettre trouvée à la bibliothèque publique de Wichita détaillait les meurtres de Julie et Joseph Ortero ainsi que de deux de leurs enfants, perpétrés en 1974. La police de Wichita, dans un courrier au FBI cette année-là, notait : « L’auteur parle spécifiquement des meurtres, de leurs corps, de leurs localisations… il n’y a aucun doute que cette personne est impliquée dans ces crimes. »

Au total, Dennis Rader a avoué dix meurtres lors de son procès en 2005. Après le massacre de la famille Otero, il s’en est pris à Kathryn Bright, âgée de 21 ans, et a tenté de tuer son frère, Kevin Bright, la même année. Ce dernier est le seul survivant connu d’une attaque perpétrée par Rader, selon le Wichita Eagle. Par la suite, Rader a commis les meurtres de Shirley Vian en mars 1977, Nancy Jo Fox en décembre 1977, Marine Hedge en 1985, Vicki Wegerle en 1986 et Dolores Davis en 1991.

Pendant 34 ans, Dennis Rader a été marié à Paula Dietz, avec qui il a eu deux enfants, Kerri et Brian. Leur divorce a été prononcé en 2005, l’année de l’arrestation de Rader. Le documentaire révèle que ses parents se sont rencontrés à l’église Christ Lutheran, où son père officiait en tant que président de la congrégation. Ancien militaire de l’US Air Force, Dennis Rader fut également chef scout et agent de conformité pour Park City, une banlieue de Wichita.

Son arrestede fut rendue possible 31 ans après ses premiers crimes, grâce à ses communications récurrentes et énigmatiques. Une disquette envoyée à une chaîne de télévision de Wichita par le tueur BTK a permis aux enquêteurs de remonter jusqu’à son église, fournissant ainsi un élément clé de l’enquête.

En juin 2005, Dennis Rader a plaidé coupable pour dix meurtres au premier degré, évitant ainsi un procès qui aurait pu s’annoncer long. Il a été condamné à dix peines de prison à vie consécutives, s’élevant à un minimum de 175 ans de réclusion, sans aucune possibilité de libération conditionnelle. C’est la sentence maximale que le juge pouvait prononcer. Dennis Rader purge actuellement sa peine à l’établissement correctionnel d’El Dorado, dans le comté de Butler. Sa date de libération la plus proche est fixée à 2180.

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