L’avenir de la Xbox est sombre, selon un lecteur qui accuse Microsoft de mauvaise gestion et de manque de vision stratégique, menaçant l’existence même de la console dans les cinq prochaines années.
En novembre 2001, Microsoft faisait son entrée sur le marché des consoles de jeux avec la Xbox, une machine au design futuriste et à l’interface audacieuse. Mais c’est surtout Halo: Combat Evolved qui a véritablement propulsé la console vers le succès. Le jeu offrait aux joueurs des batailles épiques contre des extraterrestres dans des environnements vastes et variés, ainsi que des séquences de conduite palpitantes. Un véritable tournant pour l’industrie.
En 2004, une baisse de prix à 149 £ (environ 170 €) a stimulé les ventes, permettant à Microsoft de s’imposer comme un acteur majeur du secteur. La Xbox 360 a ensuite consolidé cette position, malgré les problèmes liés au fameux « Red Ring of Death ».
Cependant, un changement de cap s’est opéré. Alors que Nintendo et Sony se concentraient sur l’amélioration de leurs consoles, Microsoft semblait vouloir en faire des centres multimédias complets. Une stratégie qui n’a pas porté ses fruits.
En 2017, le lancement de Game Pass, présenté comme le « Netflix du jeu vidéo », a suscité des interrogations. Contrairement à Netflix, qui ne propose pas de nouveaux films dès leur sortie, Microsoft a choisi de rendre disponibles des titres majeurs comme Starfield dès leur lancement sur Game Pass. Un choix économique discutable : bien que plus de 10 millions de joueurs aient essayé ces jeux, seulement 1 à 2 million d’utilisateurs Xbox (sur un total de 34 millions) les ont réellement achetés. Un manque à gagner considérable.
Le problème n’est pas un manque de jeux, mais un manque de prévoyance. La sortie simultanée sur Game Pass devrait être proscrite. Les jeux Xbox devraient bénéficier d’une sortie traditionnelle, avec un délai d’au moins huit mois à un an avant d’être intégrés au service d’abonnement.
La Xbox est aujourd’hui étouffée par sa propre maison mère, maintenue à flot uniquement par les ventes sur PlayStation et PC – et peut-être bientôt par la Nintendo Switch 2. L’auteur de ce témoignage estime que la plateforme pourrait disparaître d’ici cinq ans, non pas à cause de son public, mais à cause de Microsoft, qui n’a jamais vraiment compris comment rivaliser dans l’univers du jeu vidéo.
L’exemple de Perfect Dark est révélateur. Annulé malgré plus d’un million d’exemplaires vendus sur la Xbox originale, ce projet aurait pu générer des revenus supplémentaires grâce aux extensions et aux « season pass », contribuant ainsi aux ventes de la Xbox Series X. Microsoft a également abandonné des projets prometteurs après l’acquisition d’Activision, et a même subi une perte de 300 millions de dollars en intégrant Call of Duty à Game Pass. Des décisions pour lesquelles personne n’a été tenu responsable.
« Microsoft détruit la Xbox, non pas parce qu’elle le peut, mais parce qu’elle manque de vision », déplore le lecteur. Des dirigeants comme Steve Jobs, Tim Cook, Elon Musk et Bill Gates ont su anticiper les besoins des consommateurs et proposer des produits à la fois innovants et rentables. La Xbox, malheureusement, est vouée à disparaître car personne chez Microsoft ne prend de risques suffisamment audacieux.
L’auteur se souvient de l’Xbox originale et de sa promesse d’une expérience multijoueur enrichie. Il cite le jeu Brute Force, un titre brillant permettant de contrôler quatre personnages en mission, avec un mode multijoueur local en coopération. Cependant, les joueurs attendaient surtout l’arrivée de l’extension Xbox Live, que Microsoft a tardé à proposer, manquant ainsi une occasion d’augmenter les ventes et d’enrichir son catalogue de jeux exclusifs.
Nintendo et Sony protègent leurs exclusivités car les bons produits stimulent les ventes de consoles. Le cas de No Man’s Sky est également pertinent : malgré un lancement difficile, le studio a persévéré et a réussi à développer un jeu populaire. Microsoft, en revanche, a souvent abandonné des projets en cours de route, étouffant ainsi le développement de jeux exclusifs.