Alors que la saison WNBA touche à sa fin, les regards se tournent déjà vers la cuvée 2026. Parmi les talents émergents, plusieurs joueuses universitaires se positionnent pour une potentielle première place à la draft, promettant un avenir radieux à la ligue.
Lauren Betts, pivot de UCLA, qui a atteint le Final Four NCAA pour la première fois de l’histoire du programme à l’ère moderne, nourrit l’ambition de retrouver cette étape et, plus encore, de devenir le premier choix de la draft WNBA 2026. Son parcours, marqué par une saison exceptionnelle avec des moyennes de 20,2 points, 9,5 rebonds et 2,9 contres, tout en affichant un impressionnant 64,8 % de réussite au tir, en fait une candidate sérieuse. Cependant, son profil de pivot plus traditionnelle, ne s’aventurant pas au-delà de la ligne à trois points, soulève la question de son adaptabilité au jeu professionnel. Les équipes devront peser ce potentiel « inconvénient » face à sa domination dans la raquette.
D’autres noms résonnent avec insistance dans les projections de draft. Paige Bueckers, la meneuse de UConn, malgré une saison rookie prometteuse mais une performance collective décevante pour les Dallas Wings, sera à surveiller. Les Wings, qui ont récemment limogé leur entraîneur Chris Koclanes, pourraient bien tenter leur chance à la loterie pour la troisième fois en six ans, espérant un destin différent de celui de Charlie Collier, leur choix numéro un de 2021, désormais éloigné des parquets.
Par ailleurs, plusieurs incertitudes planent avant la draft 2026. La négociation d’une nouvelle convention collective entre la WNBA et son syndicat domine actuellement les discussions dans la ligue. À cela s’ajoutent la loterie de la draft, les repêchages d’expansion pour Toronto et Portland, ainsi qu’une période de mercato qui s’annonce mouvementée avec la quasi-totalité des joueuses hors contrat rookie sur le marché.
Dans ce contexte, la prédiction de la draft par ESPN, réalisée en marge des Finales WNBA, s’apparente à un exercice de conjectures, dont les contours s’affineront dans les sept prochains mois. Cinq des six premières sélectionnées dans cette simulation étaient éligibles pour la draft 2025 mais ont choisi de prolonger leur carrière universitaire.
Parmi les autres talents universitaires qui pourraient marquer la future draft, on retrouve la meneuse de TCU, sii Miles. Après avoir manqué la saison 2023-2024 en raison d’une blessure au genou, elle a rejoint les Horned Frogs pour son ultime année d’éligibilité, affichant des moyennes solides de 15,4 points, 5,6 rebonds et 5,8 passes décisives. Sa polyvalence et son expérience en font une candidate sérieuse au poste de meneuse.
L’arrière de UConn, Paige Fudd, après des premières années marquées par des blessures, a profité d’une saison 2024-2025 plus épargnée. Championne nationale, elle a tourné à 13,6 points par match avec un excellent 43,6 % à trois points, confirmant son statut de scoreuse d’élite sur le périmètre lorsqu’elle est en forme.
Sur la scène internationale, la pivot espagnole de 6 pieds 4 pouces, dont le nom n’est pas précisé dans la source, s’annonce comme la meilleure perspective étrangère. Âgée de 19 ans, elle évolue déjà en club professionnel depuis l’âge de 15 ans et a contribué à mener l’Espagne en finale de l’EuroBasket, où elle a affiché 8,7 points et 4,2 rebonds par match. Son potentiel est jugé très élevé et pourrait la propulser vers la première place.
La pétillante Flau’Jae Johnson, arrière de LSU, affiche également des ambitions de première place. Championne nationale dès sa première année, elle a réalisé sa meilleure saison l’an dernier avec 18,6 points et 38,3 % de réussite à trois points, complétant son bilan avec 5,6 rebonds et 2,5 passes décisives. Sa confiance en elle est un atout supplémentaire.
Du côté des équipes d’expansion, dont l’ordre de sélection reste à définir, deux noms se distinguent. La première pourrait sélectionner Kiki Rice, meneuse de UCLA, qui a brillé aux côtés de Betts lors du Final Four avec 12,8 points et 5,0 passes décisives. La seconde pourrait jeter son dévolu sur Jada Williams, une ailière forte de 6 pieds 4 pouces, transfuge de Wisconsin où elle tournait à 19,2 points et 9,8 rebonds. Son arrivée chez les UConn Huskies, réputées pour former les futures stars de la WNBA, pourrait propulser sa carrière.
D’autres joueuses prometteuses incluent :
- La meneuse de South Carolina, Te-Naya Latson (5’8″), qui a dominé le championnat universitaire avec 25,2 points de moyenne, cherchant à prouver sa capacité d’adaptation à un rôle moins central dans une équipe de haut niveau.
- L’ailière d’Ole Miss, Madison Arceneaux (6’0″), transfuge d’Ohio State, où elle a affiché des records personnels de 16,5 points et 37,4 % à trois points.
- L’arrière de Maryland, Maria Garzon (6’3″), qui a rejoint les Terrapins après trois saisons à Indiana, apportant son excellente adresse à longue distance (42,6 % et 220 tirs à trois points en carrière).
- L’ailière de Tennessee, Janiah Barker (6’4″), ancienne joueuse de Texas A&M et UCLA, apportant une solide présence dans la raquette avec 10,3 points et 6,4 rebonds de moyenne.
- La meneuse espagnole, qui a brillé lors de la Coupe du Monde U19 et de l’EuroBasket, et qui pourrait être prête pour le saut en WNBA.
- L’arrière de Duke, Taja Jackson (6’0″), contribuant à la bonne saison de son équipe avec 87 tirs à trois points et une défense solide.
- Le pivot kényane de South Carolina, Victoria Okot (6’6″), après une saison prometteuse à Mississippi State avec 11,3 points, 9,6 rebonds et 1,1 contre.