Alors que l’Afrique du Sud a vu son parcours s’achever de manière brutale face à l’Angleterre, le spin s’est une nouvelle fois révélé être son talon d’Achille. Une déroute qui met en lumière les fragilités des « Proteas » face aux lanceuses particulièrement inspirées, comme l’a démontré Georgia King lors de la récente confrontation.
Samedi, la performance de King a été au cœur de l’effondrement sud-africain. Tandis que l’Afrique du Sud battait en premier, le top order s’est montré incapable de tenir, exposant des failles criantes face à la variété des turns proposés. Dans le sillage de cette déroute, l’Australie aborde les demi-finales, invaincue et portée par des prestations individuelles décisives.
Ce samedi, Georgia King a rappelé la menace qu’elle représentait dans les overs du milieu de partie, orchestrant l’effondrement sud-africain de 42 pour 2 à un maigre total de 97 points. Si les deux premiers wickets de King furent en partie dus à des tentatives d’attaques trop audacieuses de Sune Luus et Marizanne Kapp, provoquant des prises faciles, le reste de son entame fut le fruit d’une maîtrise impressionnante. Elle a débuté sa série par 14 lancers sans point marqué, prenant quatre wickets sur cette séquence, pour un total de 33 lancers non concédés sur 42. Quatre de ses sept victimes ont été « bowled », Annerie Dercksen tombant sur une balle flottée, tandis que Sinalo Jafta, Masabata Klaas et Nadine de Klerk furent victimes de la prise et du spin exceptionnels qu’elle obtenait de la surface.
Impitoyable dans son approche, la majorité de ses lancers, y compris six de ses sept balles à wicket, étaient d’une longueur parfaite ou juste derrière. La lanceuse australienne était passée relativement inaperçue durant la compétition, ses six wickets étant éclipsés par les contributions de ses coéquipières Alana Gardner et Annabel Sutherland. Mais samedi, King a rappelé à tous le danger qu’elle représente dans les overs centraux.
Avec désormais 13 wickets dans cette Coupe du Monde, elle porte son total à 25 wickets en seulement 12 matchs ODIs en 2025. Seules Deepti Sharma, Sneh Rana et Nonkululeko Mlaba ont fait mieux, mais elles ont disputé au moins trois rencontres de plus que l’Australienne, et ne peuvent rivaliser avec sa moyenne de 15,52 points concédés par wicket ni son économie de 4,34 runs par over.