Publié le 2024-05-17 12:00:00. La Super League féminine anglaise (WSL) s’affirme comme une destination de choix pour les étoiles montantes du football japonais, un attrait renforcé par le soutien apporté aux joueuses venues s’installer et évoluer outre-Manche.
- Des observatrices dédiées suivent de près les performances des joueuses japonaises en Angleterre.
- Des structures d’accueil sont mises en place par les clubs pour faciliter l’intégration des internationales nippones.
- La WSL devient ainsi un tremplin attractif pour les talents japonais, promettant un avenir radieux pour la discipline.
Le rôle de Kelly Blayney, observatrice des joueuses japonaises en Angleterre, est crucial pour le développement du football national nippon. Elle passe de longues semaines sur le sol britannique, analysant les performances individuelles et collectives. Au cours d’une semaine typique, elle pouvait assister à des rencontres à Brighton, Manchester United et Liverpool, observant notamment Risa Shimizu marquer lors de la victoire de Liverpool en Coupe de la Ligue féminine et Miyazawa briller lors d’un succès de Manchester United en Europe.
« Depuis janvier, je suis assez fréquemment immergée en Angleterre. J’ai collaboré directement avec les entraîneurs et cela a été excellent pour le Japon », confie Blayney à la BBC Sport. Elle souligne l’importance d’une présence familière pour des joueuses évoluant loin de chez elles. Forte de son expérience d’ancienne joueuse partie à l’étranger, elle comprend les défis liés à l’expatriation et s’assure d’être un soutien, à l’exception peut-être d’Aoba Fujino dont la réaction à sa vue la fait toujours sourire.
Face à l’afflux de talents japonais, les clubs de la WSL ont pris des mesures pour faciliter leur adaptation. La mise à disposition de services de traduction et l’organisation de cours d’anglais font désormais partie intégrante des dispositifs d’accueil. Manchester City va plus loin en proposant des repas à thème asiatique avant les matchs et en autorisant ses joueuses japonaises à prolonger leurs vacances d’hiver pour célébrer le Nouvel An en famille.
Ces efforts contribuent à faire de la WSL une ligue attractive pour les plus grandes stars japonaises et la nouvelle génération. « C’est formidable pour les jeunes joueuses du Japon de voir qu’il existe une voie vers les ligues supérieures », se réjouit Blayney. Elle cite l’exemple de Hikaru Kitagawa à Everton, entourée et soutenue par ses coéquipières anglaises pour réussir sa transition. « Avoir ce filet de sécurité est très important. Les joueuses japonaises actuelles de la WSL établissent une norme, et c’est une norme vraiment positive. »