Home Économie [실리콘 디코드] Open AI demande officiellement au gouvernement américain d’étendre les centres de données d’IA en utilisant le crédit d’impôt « Chips Act »

[실리콘 디코드] Open AI demande officiellement au gouvernement américain d’étendre les centres de données d’IA en utilisant le crédit d’impôt « Chips Act »

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Publié le 8 novembre 2024. OpenAI, l’entreprise à l’origine de ChatGPT, sollicite activement le gouvernement américain pour obtenir un soutien financier conséquent destiné à alléger le coût colossal du développement de l’intelligence artificielle. La société demande notamment l’extension des avantages fiscaux prévus par la loi CHIPS, initialement conçus pour les semi-conducteurs, afin de couvrir les investissements massifs nécessaires aux centres de données et à l’infrastructure électrique de l’IA.

  • OpenAI demande l’élargissement des crédits d’impôt à 35% (issus de la loi CHIPS) pour les centres de données d’IA et les composants du réseau électrique.
  • L’entreprise justifie cette demande par la nécessité d’investir 1 400 milliards de dollars dans des infrastructures IA.
  • La Maison Blanche, sous l’administration Trump, a rapidement écarté toute idée de « plan de sauvetage » pour les entreprises d’IA.

Dans une missive adressée au Bureau de la politique scientifique et technologique (OSTP) de la Maison Blanche le 27 octobre, OpenAI a officiellement plaidé pour une extension des avantages fiscaux de la loi CHIPS. L’objectif est de réduire le fardeau financier lié à la construction d’infrastructures pour l’intelligence artificielle (IA), dont le coût est estimé à un montant astronomique. La proposition vise à étendre les crédits d’impôt, initialement destinés aux semi-conducteurs, aux centres de données spécialisés dans l’IA ainsi qu’aux composants essentiels du réseau électrique, tels que les transformateurs et l’acier spécialisé requis pour leur fabrication.

Chris Lehane, directeur mondial d’OpenAI, a exposé dans sa lettre que l’élargissement de ce crédit d’impôt permettrait de diminuer le coût effectif du capital, de réduire les risques liés aux investissements initiaux et d’attirer des capitaux privés. Ceci, selon lui, permettrait de surmonter les contraintes d’approvisionnement et d’accélérer le déploiement de l’IA aux États-Unis. Cette démarche souligne l’intention d’OpenAI de bénéficier d’un soutien gouvernemental pour amortir les risques financiers considérables inhérents au développement de l’IA, un domaine où l’entreprise prévoit d’investir 1 400 milliards de dollars (environ 2 040 milliards de wons) dans les centres de données et les puces.

La controverse du « plan de sauvetage »

La capacité d’OpenAI, une startup n’ayant pas encore dégagé de bénéfices significatifs, à financer un tel investissement a suscité des interrogations. Des spéculations sur certaines méthodes de financement, qualifiées de « transaction circulaire », ont émergé. Récemment, Sarah Pryor, directrice financière d’OpenAI, a créé la surprise en évoquant lors d’un événement le rôle potentiel du gouvernement américain comme un « filet de sécurité ultime pour les garanties de paiement permettant le financement ». Suite à ces déclarations, la direction d’OpenAI, incluant la directrice financière et le PDG Sam Altman, a rapidement tenté de clarifier la situation, affirmant qu’il s’agissait d’une erreur et qu’OpenAI ne recherchait aucun « plan de sauvetage » pour ses investissements en infrastructure IA. Sam Altman a réitéré qu’il ne s’agissait pas d’une demande officielle de soutien financier.

L’administration Trump a fermement mis fin à toute spéculation concernant un possible soutien financier gouvernemental aux entreprises d’IA. Des responsables américains ont indiqué que l’idée avait été rejetée suite aux remarques de Sarah Pryor. David Sacks, coordonnateur de la politique de l’IA et des cryptomonnaies à la Maison Blanche, a d’ailleurs déclaré qu’il n’y aurait « pas de plan de sauvetage du gouvernement fédéral pour l’IA ».

Renforcer la chaîne d’approvisionnement américaine

Sam Altman a exprimé sur les réseaux sociaux sa volonté de voir la chaîne d’approvisionnement en semi-conducteurs se recentrer aux États-Unis, afin de relocaliser des emplois, de favoriser l’industrialisation et de renforcer la position stratégique de l’Amérique par une chaîne d’approvisionnement autonome. OpenAI soutient qu’un tel appui politique est crucial pour consolider l’autosuffisance américaine en matière de puces d’IA, créer des emplois et développer sa base industrielle.

Outre l’extension des crédits d’impôt, OpenAI a suggéré que le gouvernement américain envisage des subventions, des accords de partage des coûts, des prêts ou des garanties de prêt pour les « fabricants » de l’industrie de l’IA. Selon l’entreprise, ces mesures permettraient de contrer les « distorsions du marché » observées en Chine concernant des matériaux tels que le cuivre, l’aluminium et l’acier électrique. Un financement direct serait également nécessaire pour réduire les délais d’approvisionnement des composants critiques du réseau électrique comme les transformateurs.

Dans un livre blanc sur la politique d’infrastructure publié en septembre, OpenAI avait déjà souligné la nécessité de « soutenir les garanties de prêt afin que les entreprises d’IA puissent acheter en toute confiance des puces fabriquées aux États-Unis à grande échelle ». Une telle mesure vise à stimuler la demande pour les installations de production de semi-conducteurs américaines tout en réduisant les coûts d’achat de puces pour les entreprises d’IA.

Les États-Unis disposent déjà d’un cadre pour soutenir l’industrie des semi-conducteurs à travers la loi CHIPS, qui prévoit des prêts et des garanties de prêt. Fin janvier, seuls 5,5 milliards de dollars (environ 8 000 milliards de wons) sur un plafond de 75 milliards de dollars (environ 109 000 milliards de KRW) avaient été déboursés, selon le Département du Commerce américain.

La requête d’OpenAI s’inscrit dans la stratégie de l’administration Trump visant à « gagner la compétition en matière d’IA » et à réorganiser la loi sur les puces. Le crédit d’impôt pour les investissements dans le secteur manufacturier avancé, mentionné dans la lettre, faisait initialement partie de la loi CHIPS de 2022. Son taux a été relevé de 25 % à 35 % dans le cadre d’une loi fiscale globale adoptée par le Congrès en juillet.

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