Publié le 22 février 2026 à 10h30. La flambée des prix du carburant en Afrique, exacerbée par les chocs internationaux et les vulnérabilités structurelles, pèse lourdement sur les économies et le pouvoir d’achat des populations, avec des disparités notables d’un pays à l’autre.
Le carburant est un élément indispensable à presque tous les secteurs économiques, des transports à l’industrie en passant par l’agriculture et les services. Lorsque les prix augmentent de manière significative, les conséquences dépassent rarement le secteur de l’énergie, se propageant dans les chaînes d’approvisionnement et entraînant une hausse des coûts des biens et des services, ainsi qu’une diminution du pouvoir d’achat.
De nombreux pays africains sont particulièrement vulnérables en raison de leur forte dépendance aux importations. Les prix nationaux du pétrole réagissent rapidement aux fluctuations des marchés internationaux, en raison de la volatilité des taux de change, d’une capacité de raffinage limitée et d’une dépendance envers les marchés pétroliers mondiaux. En conséquence, les gouvernements sont confrontés à des choix difficiles : maintenir les prix du marché ou agir pour protéger les consommateurs, ce qui peut entraîner des dépenses budgétaires considérables.
À long terme, des prix élevés de l’essence peuvent freiner la croissance économique, réduire la demande des consommateurs et mettre à rude épreuve les finances publiques. Depuis la déréglementation du secteur pétrolier en aval, les prix des carburants sont devenus plus sensibles aux variations des prix mondiaux du pétrole brut et aux fluctuations des devises locales.
Ces dernières semaines, la hausse des prix internationaux du pétrole et l’augmentation des coûts de raffinage ont entraîné une augmentation des prix à la pompe dans de nombreux pays. Ces hausses ont eu un impact direct sur les tarifs de transport, les prix des denrées alimentaires et les coûts d’exploitation des petites entreprises, aggravant ainsi les difficultés liées au coût de la vie pour les ménages.
Le Malawi, qui affiche régulièrement parmi les prix du carburant les plus élevés d’Afrique, illustre de manière frappante l’impact économique des coûts élevés de l’énergie. Les conséquences sont particulièrement graves pour les ménages à faible revenu et les zones rurales, où les prix du carburant représentent une part disproportionnée des dépenses liées au transport des biens et des personnes.
Selon les données de Prix globaux de l’essence, voici les pays africains où le coût du carburant était le plus élevé en février 2026. Par rapport à la liste du mois dernier, alors que le coût moyen mondial du carburant était de 1,28 dollar américain le litre (contre 1,30 dollar américain ce mois-ci), les prix du carburant ont augmenté au Malawi, en République centrafricaine, au Zimbabwe, au Burkina Faso, au Cameroun et en Côte d’Ivoire. Les prix au Zimbabwe et en Zambie ont, quant à eux, légèrement diminué. La Sierra Leone et l’Ouganda ont remplacé le Kenya et les Seychelles dans le top 10.