Le NBA Draft Combine s’installe à Chicago du 10 au 17 mai 2026. Alors que le sommet du classement commence à se préciser, plusieurs espoirs devront profiter de cette semaine d’évaluations intensives pour stabiliser ou remonter leur cote auprès des dirigeants de la ligue.
L’attention se porte d’abord sur la course aux quatre premières places, où AJ Dybantsa (BYU), Darryn Peterson (Kansas), Cameron Boozer (Duke) et Caleb Wilson (UNC) se disputent le positionnement. Le tirage au sort de la loterie, effectué dimanche, a déterminé la franchise désormais en position de choisir en première position overall.
Parallèlement, on observe une mutation structurelle du marché des joueurs. Le nombre de déclarations anticipées pour le Draft a chuté pour atteindre 71 candidats, le chiffre le plus bas enregistré depuis 2003, loin des 363 observés en 2021. Ce phénomène souligne l’attractivité financière croissante du basketball universitaire, qui a poussé des profils comme Patrick Ngongba II (Duke), Braylon Mullins (UConn) ou Thomas Haugh (Florida) à retourner à l’université pour maximiser leurs revenus.
C’est toutefois dans la zone intermédiaire du classement que l’enjeu est le plus vif. Cinq joueurs, jugés « polarisants » par les recruteurs, ont tout à gagner durant les entretiens, les entraînements privés et les matchs en cinq contre cinq : Nate Ament, Koa Peat, Yaxel Lendeborg, Jayden Quaintance et Chris Cenac.
Parmi eux, Nate Ament, ailier de 2,08 mètres (6-foot-10), divise les opinions malgré des statistiques solides : 16,9 points, 6,4 rebonds et 2,3 passes décisives par match, avec un pourcentage de réussite de 32,8 % à trois points (pour 4 tentatives par rencontre) en 29,8 minutes de jeu.
Le cas de Koa Peat (Arizona Wildcats) est tout aussi représentatif de l’instabilité des projections. Après un début de saison dominant qui le plaçait potentiellement dans le top 10, sa cote a reculé vers le milieu de la vingtaine, pénalisée par des blessures et une irrégularité marquée durant les mois de décembre et février.
« Il est physique et bâti comme un roc. Il percute les défenseurs lors de ses drives et la NBA recherche ces monstres physiques et hautement compétitifs. »
Analyse technique du joueur
Si ses lacunes en tant que tireur et protecteur de cercle sont pointées du doigt par certaines franchises, Peat espère que sa puissance physique saura convaincre les décideurs à Chicago pour remonter dans la hiérarchie du Draft.