Publié le 2025-10-02 11:18:00. La future fermeture de plusieurs succursales Unimarkt, particulièrement dans les localités de petite taille, soulève des inquiétudes quant à l’avenir de ces centres névralgiques. Ces commerces, d’une superficie moyenne de 470 mètres carrés, jouaient un rôle essentiel dans la vitalité des centres-villes.
- Environ un quart à un tiers des points de vente Unimarkt pourraient subsister en tant qu’épiceries.
- Les 60 à 70 autres sites devront trouver de nouvelles vocations pour éviter la vacance commerciale.
- Plusieurs acteurs, dont SPAR, ont manifesté un intérêt pour certains de ces emplacements.
Selon les analyses du cabinet de conseil Regioplan, l’avenir des 60 à 70 succursales Unimarkt qui devraient cesser leur activité d’épicerie pose la question de leur reconversion. Afin de préserver l’attractivité et le dynamisme des centres-villes, des utilisations alternatives, ciblées et stratégiques, sont jugées nécessaires. Ces nouveaux occupants pourraient être des prestataires de services variés, qu’il s’agisse d’artisans, d’esthéticiennes, de coiffeurs, de cabinets de conseil ou de bureaux. Le secteur de la santé, avec des médecins, des pharmacies ou des thérapeutes, ainsi que les établissements d’enseignement comme des écoles, des jardins d’enfants ou des centres de formation continue, représentent également des pistes sérieuses pour maintenir une vie active dans ces localités.
L’analyse de Regiodata confirme une tendance à la baisse du nombre d’épiceries en Autriche depuis 2022. Rien qu’en 2024, plus de 50 magasins ont définitivement fermé leurs portes. Les opérateurs privilégient désormais les sites à forte fréquentation, optimisent leurs points de vente existants et concentrent leurs efforts sur les emplacements les plus rentables. Ce déclin est particulièrement marqué dans les zones rurales, où la présence d’un commerce de proximité est souvent un pilier de la vie locale.
Face à cette situation, plusieurs enseignes ont exprimé leur intérêt pour les locaux libérés par Unimarkt. SPAR, notamment, a confirmé son « intérêt fondamental » pour 21 sites, selon un article du journal « Standard ». D’autres discounters comme Lidl et Hofer ne regarderaient que quelques succursales ou terrains isolés, tandis que l’enseigne allemande Norma manifesterait un vif intérêt. L’expansion des MPreis tyroliens semble, en revanche, peu réaliste.
Du côté de la Chambre de commerce de Haute-Autriche (WKOö), le président de la division commerce, Martin Sonntag, s’est montré optimiste.
« Je pense qu’ils seront rapidement repris. Les surfaces commerciales existantes dans de bons emplacements sont très demandées. La plupart des employés seront également repris, et il y a toujours une recherche de personnel dans le commerce de détail. »
Martin Sonntag, président de la division commerciale de la WKOö
Il a toutefois rappelé que toute reprise devra obtenir l’approbation de l’Autorité de la concurrence fédérale.