Addis-Abeba – Le sommet de l’Union africaine (UA), ouvert ce samedi en Éthiopie, a été marqué par des prises de position fortes sur la situation au Soudan, en République démocratique du Congo et en Palestine. Au-delà du thème officiel consacré à l’accès à l’eau et à l’assainissement, la sécurité continentale et le conflit israélo-palestinien ont rapidement dominé les échanges.
Dans son discours d’ouverture, le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, a dénoncé ce qu’il a qualifié d’« extermination » du peuple palestinien. Cette déclaration intervient alors que les tensions restent vives au Moyen-Orient.
Par ailleurs, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a plaidé devant les dirigeants africains pour une représentation permanente du continent au sein du Conseil de sécurité de l’ONU. Il a réitéré son appel à une réforme de cette instance, estimant qu’elle ne reflète plus les réalités géopolitiques actuelles.
Si le sommet devait initialement se concentrer sur les défis liés à l’accès à l’eau potable et à des services d’assainissement adéquats pour les populations africaines, les crises sécuritaires en cours ont rapidement pris le dessus. Les conflits au Soudan et en République démocratique du Congo, en particulier, ont été au centre des préoccupations exprimées par les chefs d’État et de gouvernement présents à Addis-Abeba.