Home Divertissement Shadowlands review – Hugh Bonneville charms in a weepie that’s as creaky as an old library | Stage

Shadowlands review – Hugh Bonneville charms in a weepie that’s as creaky as an old library | Stage

0 comments 65 views

La nouvelle production théâtrale de Shadowlands, inspirée de l’histoire d’amour entre l’écrivain C.S. Lewis et Joy Davidman, séduit par son charme mais peine à émouvoir autant qu’elle devrait, selon la critique. Présentée au théâtre Aldwych à Londres jusqu’au 9 mai, cette adaptation peine à insuffler une véritable intensité dramatique à un récit poignant de passion tardive et de deuil.

L’intrigue, basée sur l’œuvre de William Nicholson, retrace la relation inattendue entre C.S. Lewis (interprété par Hugh Bonneville), célèbre auteur et intellectuel, et Joy Davidman (Maggie Siff), une divorcée américaine qui lui écrit en tant que fan. Leur correspondance initiale évolue vers une romance bouleversante, brutalement interrompue par la maladie de Joy et une crise de foi pour Lewis.

Si Hugh Bonneville incarne avec son habituelle finesse un homme anglais réservé – rappelant ses rôles dans Downton Abbey et Paddington – il manque, selon certains, de la profondeur et de l’angoisse nécessaires pour rendre pleinement la timidité et la répression de Lewis. « Il dégage une chaleur qui contraste avec les inhibitions du personnage, donnant l’impression d’un ours en peluche », note un critique. Maggie Siff, quant à elle, offre une interprétation convaincante de Joy, pleine de vivacité et de passion, mais la chimie entre les deux acteurs reste trop douce et amicale.

La mise en scène de Rachel Kavanaugh, bien que soignée, apparaît parfois lente et statique. Le décor, une bibliothèque en bois à moitié vide, contribue à une atmosphère creuse et manque de réalisme. Les personnages secondaires, les collègues de Lewis à l’université d’Oxford, sont dépeints de manière caricaturale, se contentant de proférer des opinions sur Dieu, les femmes et Joy, perçue comme une Américaine agressive.

Certaines scènes parviennent néanmoins à toucher, notamment le moment où Lewis et Joy avouent leur amour l’un à l’autre, dans une chorégraphie émotionnelle subtile. La relation entre Lewis et son frère aîné (Jeff Rawle) apporte également une touche d’humour bienvenue. Cependant, l’ensemble manque de l’intensité déchirante que l’histoire d’un amour tardif, perdu trop tôt, devrait susciter.

L’adaptation de Nicholson, issue de son propre téléfilm primé aux BAFTA, conserve un aspect télévisuel qui limite son impact sur scène. Shadowlands, bien que charmante, reste une œuvre mélodramatique désuète, qui ne parvient pas à pleinement captiver son public.

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.