Publié le 2025-10-02 04:39:00. Les habitants de Cadix sont confrontés à un défi de taille pour accéder à la propriété immobilière. L’achat d’un logement y exige une part de revenu plus importante qu’ailleurs en Espagne, rendant la constitution d’un apport initial et le remboursement d’un prêt hypothécaire particulièrement onéreux.
- Cadix est la ville d’Espagne où l’effort financier pour contracter un prêt hypothécaire est le plus élevé, représentant 60,3% du revenu familial.
- Dans la capitale andalouse, le coût mensuel d’une hypothèque dépasse celui d’une location, une situation rare pour les villes de plus de 100 000 habitants.
- Le prix au mètre carré à Cadix est le plus élevé d’Andalousie, bien qu’inférieur aux grandes métropoles comme Madrid, Barcelone ou Saint-Sébastien.
Pour de nombreux Cadixéens, en particulier les plus jeunes, devenir propriétaire relève souvent du mirage. Leurs revenus suffisent à peine à épargner la somme nécessaire pour constituer l’apport personnel, généralement autour de 20% du prix du logement. Et lorsqu’ils parviennent enfin à signer un prêt hypothécaire, cet engagement représente une charge financière considérable, parfois qualifiée de « ruine ».
Selon un rapport de la société d’évaluation immobilière Tinsa, l’« effort théorique » pour contracter une hypothèque à Cadix s’élève à 60,3% du revenu familial. Ce chiffre place la ville bien au-dessus de grandes agglomérations comme Madrid (55%), Barcelone (54%) et Saint-Sébastien (54%). En Andalousie, Cadix mène la danse, loin devant Malaga (55%) et Séville (47%). Jaén, avec 26%, apparaît comme la ville andalouse la plus abordable, et l’une des moins onéreuses du pays sur ce critère.
La situation est d’autant plus préoccupante que Cadix, aux côtés de Saint-Sébastien, Marbella et Palma de Majorque, fait partie des rares municipalités de plus de 100 000 habitants où le remboursement d’une hypothèque coûte plus cher qu’une location. Le loyer moyen dans la province s’établit à 859 euros, un montant en hausse de 8% sur un an.
Le rapport de Tinsa, portant sur le troisième trimestre 2025, confirme la tendance défavorable pour Cadix avec un autre record : le prix au mètre carré y est le plus élevé de toute la région andalouse, s’élevant à 2 758 euros. Il devance Malaga (2 731 euros) et Séville (2 414 euros). Bien que ces chiffres restent inférieurs à ceux de Madrid (4 664 euros), Saint-Sébastien (4 554 euros) et Barcelone (4 156 euros), ils positionnent Cadix parmi les capitales espagnoles les plus chères selon cet indicateur.
En dehors de la capitale, la situation est moins critique mais demeure sérieuse. L’effort hypothécaire moyen dans la province de Cadix s’établit à 42,2% du revenu total. Si Malaga affiche un effort financier plus élevé au niveau provincial (59%), Cadix dépasse néanmoins la moyenne andalouse (40,5%) et la moyenne nationale (34,5%). À noter toutefois que le montant moyen des prêts hypothécaires contractés dans la province de Cadix est inférieur à la moyenne andalouse et nationale, s’élevant à 127 683 euros, contre 138 719 euros en moyenne en Andalousie et 154 358 euros au niveau national.