Publié le 2025-10-03 14:41:00. Une organisation cingalaise et bouddhiste a déposé une plainte auprès de l’ambassade suisse à Colombo, accusant des « activités des LTTE » à Genève. Le groupe dénonce le séparatisme et l’affichage de symboles de l’organisation dissoute lors de sessions du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.
Un collectif se présentant comme les « organisations pour la protection des héros de guerre et de l’État unitaire sri-lankais » a remis une lettre à l’ambassade de Suisse à Colombo. Il y affirme que des organisations de la diaspora tamoule seraient autorisées à « promouvoir et encourager le séparatisme » en organisant des événements à proximité du Conseil des droits de l’homme de l’ONU (CDH) à Genève. Le groupe s’insurge particulièrement contre l’exposition publique d' »insignes des LTTE » lors des sessions du Conseil.
Un porte-parole du collectif a accusé la Suisse de passivité, tout en critiquant le gouvernement nationaliste actuel pour son manque d’intérêt à « résoudre le problème ».
Depuis plusieurs années, des groupes de la diaspora tamoule organisent régulièrement des manifestations et des événements à Genève, profitant des sessions du CDH. Ils y appellent à des enquêtes internationales sur le « génocide de Mullivaikkal » et dénoncent la militarisation persistante dans le nord-est du Sri Lanka.
Les groupes nationalistes cinghalais tentent de longue date d’exercer une pression sur les gouvernements étrangers pour faire cesser ces activités, qu’ils qualifient de « propagande terroriste ». Ils estiment que ces actions ne relèvent pas d’un plaidoyer politique légitime pour la responsabilité et la justice.