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Étude: la marche réduit le risque de la maladie d’Alzheimer

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Publié le 2025-10-06 12:04:00. L’activité physique, et notamment la marche, pourrait jouer un rôle clé dans la prévention du déclin cognitif et de la maladie d’Alzheimer. Des chercheurs suggèrent que l’exercice stimule des mécanismes cérébraux essentiels à la santé neuronale.

  • La maladie d’Alzheimer est caractérisée par l’accumulation de plaques nocives dans le cerveau, entraînant la mort des cellules nerveuses.
  • Une prédisposition génétique affectant 15 à 20 % de la population rend l’élimination de ces plaques plus difficile.
  • Des études indiquent que la marche régulière peut réduire significativement le risque de démence.

La maladie d’Alzheimer, dont il n’existe actuellement aucun remède, serait principalement causée par l’accumulation de dépôts protéiques dans le cerveau. Ces agrégats, appelés plaques amyloïdes, perturbent la communication entre les neurones, menant à leur dégénérescence. Ce processus entraîne progressivement une perte de mémoire, des altérations de la personnalité et une confusion, pouvant finalement être fatale.

La génétique joue un rôle prépondérant. Certaines personnes possèdent des facteurs génétiques qui entravent l’élimination efficace de ces plaques, augmentant ainsi leur vulnérabilité au déclin cognitif. Environ 15 à 20 % de la population serait concernée par cette prédisposition.

Face à ce constat, la recherche s’oriente vers des stratégies de prévention, où l’exercice physique semble tenir une place de choix. Si des protocoles de marche spécifiques n’ont pas été entièrement étudiés, l’idée générale est de rompre avec la sédentarité et d’adopter une activité physique régulière. « Des recherches supplémentaires sont vraiment nécessaires pour déterminer le nombre d’étapes qu’il est vraiment nécessaire, mais plus sera certainement mieux », a confié Cindy Barha à CNN.

Une étude publiée en 2022 dans la revue JAMA Neurology avait déjà mis en lumière le potentiel de la marche. Elle révélait que les individus parcourant environ 3 800 pas quotidiennement réduisaient leur risque de démence de 25 %, indépendamment de la vitesse de marche.

L’exercice physique favorise la production d’une protéine appelée facteur neurotrophique dérivé du cerveau (BDNF). Qualifié d’« engrais pour le cerveau », le BDNF joue un rôle crucial dans la création de nouvelles cellules nerveuses et la formation de connexions neuronales. « Nous pensons qu’il y a des protéines libérées du muscle qui se rendent au cerveau et, soit sur la barrière hémato-encéphalique, soit à la barrière hémato-encéphalique, commence une réaction qui entraîne finalement une augmentation du BDNF dans le cerveau », a expliqué Cindy Barha à CNN.

Une autre piste explorée est l’effet anti-inflammatoire de l’exercice. L’inflammation nerveuse est un symptôme fréquent de la maladie d’Alzheimer. Le cerveau tente de combattre l’accumulation des plaques en envoyant des cellules immunitaires, mais cette réponse peut se retourner contre lui en attaquant des cellules saines. Christiane Wrann, professeure agrégée au Massachusetts General Hospital et à la Harvard Medical School, explique que l’exercice renforce le programme d’expression génique nécessaire au bon fonctionnement de ces cellules immunitaires. « L’inflammation crinique peut amener les cellules immunitaires à commencer à attaquer des cellules cérébrales saines et donc endommager les connecteurs du cerveau », précise-t-elle.

Pour approfondir le sujet, consultez : Un mode de vie sain peut freiner la maladie d’Alzheimer et Ces choix de style de vie peuvent ralentir le déclin cognitif.

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