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Les réponses inflammatoires peuvent jouer un rôle dans la fatigue liée au cancer

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Publié le 2025-10-06 17:58:00. De nouvelles recherches suggèrent que l’inflammation pourrait être un facteur clé expliquant la fatigue ressentie par certaines patientes atteintes de cancer du sein. Cette étude, publiée dans la revue CANCER, analyse les liens entre les marqueurs inflammatoires et différentes formes de fatigue.

La fatigue liée au cancer, une sensation débilitante et persistante affectant les sphères physique, émotionnelle et mentale, pourrait en partie être attribuée à l’inflammation. Les scientifiques pensent que la tumeur elle-même ou les traitements anticancéreux (comme la radiothérapie et la chimiothérapie) peuvent déclencher des réponses inflammatoires, contribuant ainsi à ce symptôme complexe.

Des chercheurs de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) ont mené une étude longitudinale sur 192 femmes souffrant d’un cancer du sein à un stade précoce. Les participantes ont été suivies avant et pendant 18 mois après leur traitement. À différentes étapes, elles ont décrit leur niveau de fatigue sous ses diverses formes (générale, physique, mentale et émotionnelle) et ont fourni des échantillons de sang pour mesurer plusieurs marqueurs inflammatoires.

Parmi ces marqueurs figuraient deux cytokines pro-inflammatoires, le TNF-α (facteur de nécrose tumorale alpha) et l’IL-6 (interleukine 6), ainsi que leurs effets en aval comme le STNF-RII (récepteur 2 du facteur de nécrose tumorale soluble) et la CRP (protéine C réactive). Les analyses ont révélé des corrélations notables.

Des niveaux élevés de TNF-α, STNF-RII et IL-6 étaient associés à une fatigue générale plus prononcée, caractérisée par des sensations de lassitude et d’épuisement. Ces liens persistaient même après avoir pris en compte des facteurs tels que l’âge, l’origine ethnique, le niveau d’éducation, l’indice de masse corporelle et le stade du cancer. De même, une association positive a été observée entre la fatigue physique (liée à la faiblesse musculaire et à une sensation de lourdeur) et la présence de TNF-α, STNF-RII et CRP.

Intriguant, des niveaux plus élevés de TNF-α et de STNF-RII semblaient, à l’inverse, être associés à une fatigue émotionnelle moins intense. Aucune corrélation significative n’a été détectée entre les marqueurs inflammatoires et la fatigue mentale (ou cognitive).

« Nos résultats indiquent que l’inflammation joue un rôle dans certains aspects de la fatigue liée au cancer, mais pas dans d’autres, et que ces effets persistent bien après le traitement. C’est une découverte essentielle pour le développement de thérapies ciblées contre ce symptôme courant et invalidant. »

Julienne E. Bower, PhD, auteur principal de l’étude, UCLA

Source :

Référence du journal :

Bower, JE, et al. (2025). Inflammation et dimensions de la fatigue chez les femmes atteintes d’un cancer du sein à un stade précoce : un examen longitudinal. Cancer. doi.org/10.1002/cncr.70038

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