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Northeastern obtient un scanner de cerveau premier de son genre

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Publié le 6 octobre 2025. L’Université du Nord-Est accueille le premier scanner d’imagerie cérébrale PET/IRM 7T des États-Unis, un équipement de pointe qui promet d’accélérer la recherche sur les troubles neurologiques et les lésions cérébrales.

  • L’université de Boston est désormais équipée d’un appareil Mediso Nanoscan 7T, combinant pour la première fois l’imagerie par résonance magnétique (IRM) et la tomographie par émission de positons (TEP) dans un unique dispositif préclinique sur le sol américain.
  • Cette technologie de pointe, fruit d’un partenariat avec la société hongroise Mediso, permettra une visualisation simultanée de la structure et de la fonction du cerveau, ouvrant la voie à de nouvelles avancées dans le traitement de maladies comme Alzheimer ou Parkinson.
  • Le professeur Craig Ferris, pionnier dans l’imagerie cérébrale sur animaux éveillés, dirigera les recherches utilisant ce nouvel équipement, particulièrement prometteur pour le développement de thérapies ciblées, y compris des psychédéliques non hallucinogènes.

Grâce à l’acquisition du scanner Mediso Nanoscan 7T, l’Université du Nord-Est se positionne à la pointe de la recherche en neurosciences. Cet appareil révolutionnaire fusionne deux technologies d’imagerie médicale : l’IRM, qui excelle dans la visualisation des tissus mous, et la TEP, qui révèle l’activité métabolique et fonctionnelle du cerveau. Jusqu’à présent, ces deux techniques étaient généralement utilisées séparément ou combinées avec la tomodensitométrie (TDM). L’intégration TEP/IRM sur un même appareil offre une résolution et une précision sans précédent pour l’étude du cerveau, notamment chez les modèles animaux.

Le professeur Craig Ferris, reconnu pour ses travaux pionniers en neurosciences comportementales et en imagerie cérébrale, a été un facteur déterminant dans le choix de l’université pour accueillir cet équipement. Sa méthode consistant à étudier des animaux éveillés, plutôt qu’anesthésiés, permet de mieux simuler les conditions physiologiques humaines, une approche particulièrement appréciée par Mediso.

« L’IRM est excellente pour imager les tissus mous, tandis que la TEP peut renseigner sur la partie fonctionnelle (du cerveau). Jusqu’à présent, les scanners TEP étaient toujours associés à la tomodensitométrie. Il existe des équipements où l’on dispose d’une machine TEP séparée et d’une machine IRM séparée. Mais il s’agit d’une combinaison de technologies dans une seule machine. C’est ce qui la rend unique. »

Praveen Kulkarni, chercheur principal au département de psychologie du Nord-Est

La société hongroise Mediso Medical Imaging Systems, qui a choisi le campus de Northeastern pour le lancement de sa nouvelle technologie en Amérique du Nord, souligne l’importance stratégique de Boston dans le paysage de la biotechnologie et de la pharmacologie. Cet investissement renforce le prestige de l’université dans ces domaines.

« Craig est un professeur très réputé en neurosciences. Il a organisé une session éducative sur l’IRM et l’un de nos représentants a été séduit par le travail et la recherche de Craig et du Nord-Est. Et nous apprécions que le Nord-Est soit stratégiquement situé à Boston et bénéficie de son infrastructure biotechnologique. Il est extrêmement important de présenter ce système et d’accroître davantage le prestige du Nord-Est dans les domaines de la biotechnologie et de la pharmacologie. »

Istvan Szanda, directrice des opérations nord-américaines chez Mediso

Les applications de ce nouvel appareil sont vastes et promettent d’accélérer la recherche sur diverses affections neurologiques et psychiatriques. Le laboratoire du professeur Ferris compte l’utiliser pour mieux comprendre les mécanismes cérébraux derrière des pathologies telles que les commotions cérébrales, la maladie d’Alzheimer ou encore la maladie de Parkinson et le glioblastome. L’objectif est de combiner l’étude de la fonction et de l’anatomie du cerveau avec la biologie moléculaire, offrant ainsi une vision plus complète des changements d’activité cérébrale.

Un axe de recherche particulièrement innovant concerne le développement de nouveaux traitements pour les lésions cérébrales, notamment par l’utilisation de composés psychédéliques dépourvus d’effets hallucinogènes. Le scanner PET/IRM 7T permettra d’identifier précisément les récepteurs ciblés par ces molécules thérapeutiques, aidant ainsi les entreprises pharmaceutiques à affiner leurs traitements.

Outre ses performances scientifiques, le nouveau scanner présente également des avantages pratiques. Il est moins encombrant que l’ancien appareil TEP du laboratoire, vieux de 18 ans, et sa conception plus moderne facilite son entretien et sa maintenance. Sa mobilité accrue, permettant de le débrancher et rebrancher facilement, le rend également plus respectueux de l’environnement.

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