Publié le 07.10.2025 à 17h50. Le Land de Vorarlberg met en lumière l’importance cruciale de ses forêts protectrices, qui couvrent près de la moitié de son territoire. Ces étendues boisées jouent un rôle vital, notamment dans la prévention des catastrophes naturelles telles que les avalanches, les glissements de terrain et les chutes de pierres.
Avec environ 49 000 hectares sur un total de 97 000 dédiés à la protection, le Vorarlberg souligne la nécessité de préserver ces espaces naturels. Ces forêts constituent une barrière essentielle pour les zones habitées et les infrastructures du Land.
« Sans forêts de protection intactes, près des deux tiers de la zone habitable du Vorarlberg ne seraient pas viables », a affirmé le conseiller d’État Christian Gantner (ÖVP), soulignant l’importance stratégique de ces bois dans le cadre de la politique forestière du Land à l’horizon 2030+.
L’exemple concret de Hörbranz illustre cette réalité. Il y a près de deux ans et demi, un glissement de terrain majeur, déclenché par de fortes pluies, avait dévasté le quartier de Hochreute, entraînant la destruction de cinq habitations et deux bâtiments agricoles. Bien que les stigmates de cette catastrophe soient encore visibles, le versant a depuis entamé sa régénération.
Une initiative citoyenne a vu le jour en mai dernier, aboutissant à la plantation de 5 000 arbres. Plus récemment, 180 nouveaux spécimens ont été mis en terre sur la pente, dans le but de stabiliser le sol et de prévenir de futurs mouvements de terrain. « Cela porte déjà ses fruits, la croissance a été étonnamment bonne », s’est réjoui le maire Andreas Kresser. « Dans quelques années, ils devraient véritablement remplir leur rôle protecteur. »
Ces efforts de stabilisation des pentes font partie d’un investissement plus large. Le service de protection contre les torrents et les avalanches du Vorarlberg consacre chaque année environ 2,8 millions d’euros à la réhabilitation des zones touchées par les glissements de terrain. Rien que pour la sécurisation du versant de Hörbranz et la protection des zones adjacentes, près de quatre millions d’euros avaient été dépensés fin 2024.
Parallèlement, une gestion forestière performante peut contribuer à alléger la charge financière publique. « Plus les revenus tirés de l’exploitation du bois sont importants, plus la part des fonds publics peut être réduite », a expliqué Andreas Amann, directeur des forêts du Land. « Valoriser le potentiel économique des forêts est très positif, surtout pour les forêts protectrices, car cela allège le fardeau des contribuables », a-t-il ajouté.
Ces initiatives visent non seulement à sécuriser le territoire, mais aussi à sensibiliser les plus jeunes. Une campagne de plantation à laquelle ont participé des collégiens a notamment permis d’initier les enfants et les adolescents à l’importance des forêts protectrices.
Les arbres sont destinés à sécuriser les pentes glissantes