Home Sciences et technologies Jude Bellingham: Thomas Tuchel’s relationship with Real Madrid superstar could define England reign as questions remain | Football News

Jude Bellingham: Thomas Tuchel’s relationship with Real Madrid superstar could define England reign as questions remain | Football News

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La relation Tuchel-Bellingham, épine dorsale des Three Lions avant le Mondial

La gestion de la relation entre Thomas Tuchel, sélectionneur de l’équipe d’Angleterre, et Jude Bellingham pourrait bien sceller l’avenir du technicien allemand sur le banc des Three Lions et, par extension, déterminer la trajectoire de l’équipe nationale lors de la prochaine Coupe du Monde. Le poids de cette dynamique entre le manager et la star incontestée du football anglais est immense. Pourtant, malgré les assurances de Tuchel quant à l’absence de tension, des zones d’ombre persistent quant au rôle exact du joueur avec la sélection, son intégration en dehors des terrains et l’atmosphère ressentie en son absence.

Jude Bellingham, connu pour ses standards d’exigence élevés et son perfectionnisme, attend le meilleur de son entourage. Cette attitude s’était illustrée lors de la finale de l’Euro à Berlin, où le jeune milieu de terrain, alors âgé de 21 ans, avait interpellé Gareth Southgate sur la touche, réclamant des ajustements tactiques qu’il jugeait indispensables.

Anthony Gordon, milieu offensif de Newcastle, a d’ailleurs souligné à quel point le camp d’entraînement anglais est différent avec ou sans Bellingham : « On remarque vraiment son absence car c’est une présence tellement forte, un joueur tellement important », a déclaré l’ailier. « Mais il a été blessé, il a connu des mois difficiles et cela lui a probablement fait du bien, honnêtement, car il a beaucoup joué pour son âge. »

Gordon a raison. À seulement 22 ans, Bellingham affiche déjà un palmarès impressionnant avec 282 matchs en club et 44 sélections internationales, un bilan extraordinaire. Le joueur a manqué le rassemblement de septembre en raison d’une opération à l’épaule et est encore en phase de reprise. Tuchel avait justement rappelé que le numéro 10 madrilène n’avait pas encore disputé une rencontre entière depuis sa chirurgie. Paradoxalement, il a participé à cinq matchs du Real Madrid en 15 jours, suggérant un besoin criant de temps de jeu pour retrouver pleinement ses sensations, après neuf semaines d’inactivité post-Coupe du Monde des Clubs.

Cependant, la condition physique n’a pas été la raison invoquée par Tuchel pour écarter Bellingham. Le joueur lui-même aurait clairement signifié au sélectionneur son désir de rejoindre le groupe. L’honnêteté et le talent oratoire de Tuchel face aux médias méritent d’être salués. Il aurait été simple de prétexter une forme physique insuffisante, mais le sélectionneur a opté pour une autre approche.

Au lieu de cela, Tuchel a annoncé sa décision de laisser Bellingham à la maison. Une déclaration qui a pu sonner comme un camouflet, bien que le sélectionneur ait insisté sur le fait qu’il était juste de donner une nouvelle chance à l’équipe qui avait brillé lors de la victoire éclatante 5-0 contre la Serbie le mois précédent. C’est là qu’un paradoxe apparaît.

Thomas Tuchel a maintes fois déploré le manque de temps qu’il dispose pour travailler avec ses joueurs avant le grand rendez-vous nord-américain de l’été prochain. Dès son arrivée le 1er janvier, il avait souligné ne disposer que de six rassemblements internationaux pour connaître ses troupes, travailler avec eux sur et en dehors du terrain, construire une philosophie et façonner une équipe capable de prétendre au titre mondial. Cette décision de se passer de certains de ses cadres majeurs, qu’il s’appuiera pourtant à coup sûr en juin prochain, semble contredire cette démarche. Au-delà de Bellingham, on peut inclure Phil Foden, voire Jack Grealish et potentiellement Adam Wharton, dans cette analyse. Il faut aussi se souvenir que Tuchel avait jugé la présence de John Stones tellement essentielle au groupe qu’il avait invité le défenseur de Manchester City à participer au stage d’été près de Barcelone, malgré sa blessure et son incapacité à s’entraîner.

Tuchel souhaitait sa présence pour créer du lien. Aucune invitation similaire n’a été adressée à Bellingham, alors qu’il est pleinement apte physiquement. Le sélectionneur est encore en phase d’adaptation au management international, lui qui évoque régulièrement la difficulté de ne pas avoir le contact quotidien avec les joueurs, un aspect qu’il appréciait tant au niveau de club. Alors, pourquoi, avec un temps de préparation aussi limité, écarter délibérément un talent générationnel comme Bellingham sans l’intégrer à ses plans ?

Jude Bellingham n’a joué que quatre matchs sous les ordres de Tuchel à ce jour. Avec cette absence lors du rassemblement actuel, il ne reste qu’un maximum de quatre rencontres internationales avant que le sélectionneur ne doive annoncer sa liste pour la Coupe du Monde.

Les conversations téléphoniques entre Tuchel et Bellingham la semaine passée restent confidentielles. Tout ce que l’on sait, c’est ce que le sélectionneur a communiqué : la superstar du Real Madrid a fait savoir qu’il était apte et souhaitait rejoindre sa sélection, mais l’entraîneur allemand lui a signifié qu’il ne serait pas retenu cette fois-ci. Tuchel s’est raccroché à une promesse faite au groupe après la rencontre face à la Serbie, à savoir réunir l’ensemble des joueurs en octobre, suite à la meilleure performance de l’équipe depuis sa prise de fonction. Les répercussions de cette décision sur la relation avec Bellingham pourraient se révéler pleinement lors de la prochaine Coupe du Monde.

Cette trêve internationale aurait pu être l’occasion idéale pour les deux hommes de se rencontrer, de clarifier la situation et de discuter des événements d’il y a quatre mois, lorsque Tuchel avait déclaré que la mère de Bellingham était parfois « dégoûtée » par le comportement du joueur sur le terrain. Tuchel s’était depuis excusé, publiquement et en privé auprès du joueur, précisant qu’il n’avait eu aucune intention offensante et avait mal choisi ses mots. Il avait montré une certaine impatience lorsque le sujet avait été relancé lors de la dernière conférence de presse. Mais le fait est que les deux hommes ne se sont pas revus en personne depuis cet incident. Si une convocation n’avait pas été possible le mois dernier en raison de la blessure de Bellingham, Tuchel a cette fois délibérément choisi de ne pas saisir l’opportunité d’une rencontre en face à face.

Le sélectionneur anglais affirme souvent qu’il n’a pas besoin de voir en personne bon nombre des « joueurs spéciaux » de l’Angleterre lors des rassemblements, car il connaît parfaitement les capacités de joueurs comme Grealish, Foden ou Harry Maguire. Il n’applique cependant pas la même philosophie au capitaine de l’équipe. Harry Kane, malgré une légère gêne physique l’ayant contraint à observer une partie des exercices de récupération lundi, est toujours présent, en raison de son leadership exceptionnel et de son rôle exemplaire.

Alors, pourquoi Tuchel juge-t-il essentiel d’avoir Kane dans le groupe, tout en se passant de Bellingham ? La plupart des supporters anglais considéreraient les deux joueurs comme fondamentaux pour les chances de succès lors du prochain Mondial. Lors des rassemblements, les plus proches confidents de Bellingham sont Jordan Henderson et Trent Alexander-Arnold. Ce dernier est actuellement blessé, et son retour pour la prochaine Coupe du Monde n’est pas garanti compte tenu de la concurrence au poste de latéral droit. Quant à Henderson, son rôle crucial au sein de la sélection consiste à fixer les standards, tant sur le terrain qu’en dehors, et à encadrer les jeunes joueurs, dont Bellingham fait partie. Ce réseau de soutien est essentiel pour permettre à Bellingham de donner le meilleur de lui-même. Tuchel en est parfaitement conscient lorsqu’il compose sa liste.

Il est important de réitérer que le sélectionneur anglais assure maintenir une bonne relation avec Jude Bellingham. Interrogé directement à ce sujet à Wembley, il a répondu d’un regard déterminé, d’une manière sans équivoque. Thomas Tuchel souhaite par-dessus tout éviter que des influences extérieures ne viennent semer le doute sur sa relation avec un joueur d’une importance capitale pour lui et pour l’avenir de l’équipe d’Angleterre. Cependant, après les propos surprenants de l’été et cette décision tout aussi inattendue d’écarter Bellingham de la sélection, ces doutes subsistent.

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