Home Santé La classification FIGO de l’IRM conduit à un accord modéré entre les rads

La classification FIGO de l’IRM conduit à un accord modéré entre les rads

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Publié le 10 octobre. Une étude de l’Université de Miami, parue dans la revue Fertilité et Stérilité, met en lumière des divergences dans l’interprétation des images d’IRM concernant les fibromes utérins par les radiologues. La classification FIGO, pourtant essentielle pour orienter la prise en charge chirurgicale, montre des limites en termes de reproductibilité.

  • L’accord interobservateur global entre radiologues est modéré (K=0,461) lors de l’application du système de classification FIGO à l’IRM.
  • L’accord est plus élevé pour les fibromes sous-muqueux (K=0,73) et sous-séreux (K=0,693), mais plus faible pour les fibromes hybrides et intra-muros (K=0,387 et K=0,33).
  • Les désaccords surviennent fréquemment entre les types FIGO 2 et 3, particulièrement dans les cas complexes impliquant des déformations utérines ou des fibromes occupant plusieurs compartiments.

La classification de la Fédération Internationale de Gynécologie et d’Obstétrique (FIGO) vise à catégoriser les fibromes utérins en fonction de leur positionnement par rapport aux surfaces interne et externe de l’utérus. Cette stratification est cruciale car elle influe directement sur les décisions thérapeutiques, notamment chirurgicales. Face à un manque de données sur la fiabilité de cette classification lorsqu’elle est appliquée à l’imagerie par résonance magnétique (IRM) par des professionnels aux expériences variées, une équipe de l’Université de Miami, sous la direction du Dr Cibele Luna, a mené une étude.

Quatre radiologues, deux spécialistes de l’imagerie abdominale et deux autres ayant une formation complémentaire et entre deux et six ans d’expérience, ont analysé indépendamment les IRM pelviennes de 40 femmes. Un schéma de référence du système FIGO leur a été fourni. Les résultats indiquent une variabilité significative selon le type de fibrome. Si les fibromes sous-muqueux et sous-séreux sont bien identifiés, les fibromes dits « hybrides » et « intra-muros » posent davantage de difficultés. Les auteurs soulignent que les désaccords portent souvent sur la distinction entre les types FIGO 2 et 3, surtout lorsque la cavité utérine est déformée ou qu’un fibrome s’étend sur plusieurs zones anatomiques.

Malgré ces constatations, l’étude n’a pas révélé de différence statistiquement significative dans les niveaux de confiance des radiologues en fonction de leur expérience. Les chercheurs concluent que si le système FIGO demeure un outil utile pour situer les fibromes, son application à l’IRM pourrait être limitée dans les situations cliniques complexes ou ambiguës. Ils recommandent la poursuite des recherches, notamment via des études multicentriques, pour affiner les systèmes de classification, évaluer d’autres modalités d’imagerie comme l’échographie ou l’imagerie peropératoire, et envisager l’ajout d’une catégorie « inclassable » pour certains cas.

Vous pouvez lire l’étude complète ici.

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