Publié le 12 octobre 2025. Téhéran s’est montré ouvert à des discussions avec Washington, posant toutefois des conditions claires concernant la préservation de ses intérêts nationaux et le respect mutuel. Le ministre des Affaires étrangères iranien a affirmé que seul le dossier nucléaire serait abordé avec les Occidentaux.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a fait savoir samedi que l’Iran était disposé à engager des négociations « équitables et équilibrées » avec les États-Unis. Lors d’une intervention télévisée sur la chaîne publique IRIB TV, il a précisé que si Washington proposait un plan respectant les intérêts de la République islamique, Téhéran l’étudierait attentivement.
« Notre position envers les États-Unis a toujours été claire », a déclaré M. Araghchi. « S’ils sont prêts à négocier sur un pied d’égalité pour préserver nos intérêts communs, sur la base du respect mutuel, et s’ils sont prêts à mener des négociations équitables et équilibrées, nous serons également prêts à mener de telles négociations. » Il a en outre souligné que la question nucléaire iranienne serait l’unique sujet de discussion avec les puissances occidentales, qualifiant cette position de « ferme ».
Le chef de la diplomatie iranienne a réaffirmé le droit de son pays à enrichir de l’uranium sur son territoire, précisant que cet uranium enrichi serait exclusivement destiné à des usages pacifiques. Concernant une éventuelle reprise des pourparlers avec les trois pays européens que sont la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne (les E3), M. Araghchi a indiqué qu’« à l’heure actuelle, il n’existe aucun terrain de négociation avec les Européens ».
Il est rappelé qu’en 2015, l’Iran avait signé l’Accord de Vienne, officiellement connu sous le nom de Plan d’action global conjoint (PAGC), avec six grandes puissances – la Grande-Bretagne, la Chine, la France, l’Allemagne, la Russie et les États-Unis. Cet accord prévoyait des restrictions sur le programme nucléaire iranien en échange d’une levée des sanctions internationales. Cependant, les États-Unis se sont retirés de cet accord en 2018, rétablissant des sanctions qui ont conduit Téhéran à réviser certains de ses engagements.