Le Pharisien et le collecteur d’impôts : une leçon de foi intemporelle
Dans une société où l’on se targue souvent d’être du bon côté, l’Évangile nous invite à une réflexion profonde sur la notion de justice divine. Un pharisien, modelé par la piété et le respect scrupuleux des préceptes, se compare favorablement aux « voleurs, injustes, adultères, et collecteurs d’impôts corrompus ». Pourtant, son acte de foi, aussi sincère soit-il, ne lui vaut pas la faveur de Dieu. Par contraste, un collecteur d’impôts, accablé par le poids de ses fautes, implore la miséricorde divine et trouve la voie du salut.
Le pharisien, figure respectée de son époque, exemplifiait une vie pieuse. « Je jeûne deux fois par semaine », déclare-t-il, signe d’une dévotion profonde et d’un désir de se rapprocher de Dieu. Non content de cela, il s’acquitte de la dîme, versant dix pour cent de ses revenus au trésor du temple. En 2023, en Allemagne, 648 000 personnes ont été condamnées légalement. Bien que les adultères n’en fassent plus partie depuis 1969 (l’adultère n’étant plus une infraction pénale), leurs actes peuvent avoir des conséquences financières significatives en cas de divorce, comme le rappellent certains avocats. Le trompeur, quant à lui, encourt jusqu’à dix ans de prison en cas de fraude particulièrement grave, un délit régi par l’article 263 du Code pénal allemand. Quant au voleur, il s’agit de quiconque s’approprie indûment un bien, pouvant même recourir à la violence. La question de savoir si exercer la fonction de douanier est un crime de nos jours trouve une réponse claire de la part de l’intelligence artificielle : « Ce n’est pas un crime d’être douanier. » Ces fonctionnaires, dont les activités sont légalement encadrées, peuvent cependant tomber sous le coup de la loi s’ils acceptent des pots-de-vin, par exemple.
Au regard de ces définitions, la plupart d’entre nous pourraient, à l’instar du pharisien, se déclarer innocents des crimes listés. L’IA, interrogée sur le comportement d’une « bonne personne » aujourd’hui, évoque des qualités telles que la serviabilité, l’honnêteté, la prise de responsabilité et la conscience environnementale. Une personne altruiste, sincère, et menant une vie respectueuse de l’environnement serait ainsi considérée comme « bonne ». On pourrait penser que Dieu serait comblé par un tel individu, minimisant son empreinte écologique.
Pourtant, le récit nous révèle que Dieu n’est pas satisfait. Le pharisien, malgré sa performance spirituelle impressionnante, « ne descendit pas justifié dans sa maison », selon le texte biblique. Autrement dit, il ne fut pas accepté par Dieu. Comment une telle attitude de rejet est-elle possible face à une telle dévotion ? La réponse réside dans une vérité fondamentale : nul homme ne peut gagner le Ciel par ses propres mérites. Comme le souligne le Psaume 130 : « Si toi, Seigneur, tu comptes les péchés, qui se tiendra devant toi ? »
À la lumière de la Parole de Dieu, nos bonnes actions et nos mortifications spirituelles n’offrent qu’un mince avantage face à nos transgressions. Les « petites méchancetés » comme les « grandes fautes » nous éloignent de Dieu. La Bible, dans l’épître aux Romains, affirme sans équivoque : « Tous les hommes ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. »
Dieu ne nous accepte pas parce que nous faisons des efforts, mais parce que nous répondons à son amour. Le mot clé est la « grâce ». Le collecteur d’impôts, conscient de sa condition, implore : « Dieu, aie pitié de moi, pécheur. » Martin Luther résumait cette idée par le concept de « Sola gratia » : par la grâce seule. Selon le Petit Catéchisme de Luther, Dieu nous accepte « par pure bonté et miséricorde paternelle et divine, sans aucun de nos mérites ou de notre dignité ».
Comment recevoir cette grâce ? Jésus, dans le passage, invite à venir à lui comme des petits enfants, à se laisser porter et à attendre tout de lui. Nous pouvons, à notre tour, nous approcher de Dieu en disant : « Je suis un pécheur, Seigneur. J’ai besoin de ta grâce. Prends-moi dans tes bras. »
Amen.