Publié le 2025-10-15 00:21:00. Les autorités sanitaires des Canaries ont lancé ce mardi la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière 2025-2026, ciblant prioritairement les populations les plus vulnérables et élargissant l’accès pour les plus jeunes.
- La vaccination contre la grippe est ouverte aux groupes à risque dès le 16 octobre, avec une période de vaccination s’étendant jusqu’au 31 mars 2026.
- Pour la saison 2025-2026, la campagne vise à atteindre une couverture vaccinale supérieure à 70% chez les personnes âgées et à dépasser les 50% pour la population infantile jusqu’à six ans.
- Une distinction est faite avec la campagne de vaccination contre le COVID-19, qui se concentre cette année sur les plus de 70 ans, les immunodéprimés et les personnes institutionnalisées.
La Direction générale de la Santé publique des Canaries a présenté ce mardi les détails de la campagne annuelle de vaccination contre la grippe pour la saison 2025-2026. José Díaz-Flores, directeur général de la Santé publique, était accompagné d’Álvaro Torres, chef de l’unité de surveillance épidémiologique et de prévention, et d’Abián Montesdeoca, technicien supérieur du programme de vaccination.
Les premières vaccinations ont déjà débuté pour les résidents des établissements pour personnes âgées, les enfants de moins de six ans scolarisés et les personnes vulnérables à domicile. Pour le reste des groupes prioritaires – comprenant les personnes de plus de 60 ans, les femmes enceintes, les individus atteints de maladies chroniques, le personnel de santé et les professions essentielles – la vaccination débutera le 16 octobre. La campagne se clôturera officiellement le 31 décembre, mais pourra être prolongée jusqu’au 31 mars 2026, en fonction de l’évolution de la situation épidémiologique.
Pour faciliter l’accès, les citoyens peuvent prendre rendez-vous par téléphone au 012 ou directement dans leur centre de santé habituel. Une nouveauté notable pour cette année concerne l’élargissement de la vaccination pédiatrique. Jusqu’à présent réservée aux élèves des établissements publics, elle est désormais étendue aux enfants fréquentant les écoles subventionnées, dans le but d’améliorer la couverture vaccinale chez les enfants jusqu’à six ans. De plus, l’administration du vaccin intranasal est maintenue pour les enfants de deux à six ans, sous réserve de l’absence de déficits immunitaires.
Chiffres clés
Les responsables de la Santé publique ont rapporté qu’au cours de la première semaine de la campagne, plus de 5 000 personnes âgées en institution et plus de 4 000 enfants ont déjà reçu leur vaccin. L’objectif fixé est d’atteindre une couverture vaccinale supérieure à 70% pour la population générale à risque, un seuil qui n’a pas été atteint ces dernières années. Pour la population infantile jusqu’à six ans, l’ambition est de dépasser les 50%, contre 38% enregistrés l’année précédente.
Les projections estiment la vaccination d’environ 10 000 personnes âgées en institution et de 15 000 à 20 000 personnes vulnérables à domicile. Au total, quelque 270 000 doses de vaccin sont prévues, un chiffre basé sur la demande des campagnes antérieures et qui pourra être ajusté si nécessaire. La Santé publique rappelle que le vaccin contre la grippe est particulièrement recommandé pour les groupes les plus exposés à des complications ou à une hospitalisation, tels que les personnes âgées, institutionnalisées ou atteintes de pathologies chroniques.
Il est également souligné l’importance de protéger les nourrissons de moins de six mois, qui ne peuvent être vaccinés directement, en assurant la vaccination de leur entourage familial. Cela permet d’établir une « bulle de protection » autour d’eux.
Vaccination COVID-19 : une approche spécifique
La campagne de vaccination contre le COVID-19 suit une stratégie distincte cette année. Elle se concentre sur les personnes âgées de plus de 70 ans, les individus immunodéprimés à partir de six mois, ainsi que les personnes vivant en institution. Pour le personnel soignant, la vaccination demeure une recommandation en matière d’autoprotection.
Alors que le variant Omicron continue de circuler majoritairement depuis fin 2021 et que la population bénéficie d’un certain niveau d’immunité, le schéma de propagation du COVID-19 diffère de celui de la grippe, plus concentrée entre décembre et février. Les autorités sanitaires ont insisté sur la nécessité de contrer la tendance à la « banalisation » de la grippe et la « lassitude vaccinale » post-pandémie. À titre d’exemple, il a été rappelé que 89% des personnes hospitalisées pour grippe l’année dernière n’étaient pas vaccinées.
Surveillance épidémiologique
Actuellement, la situation épidémiologique aux Canaries reste stable, sans franchir de seuil épidémique. Álvaro Torres a indiqué une légère augmentation des infections respiratoires aiguës, comparable à celle observée durant la même période les deux années précédentes. Les îles se maintiennent au niveau 0, et le pic de la vague grippale est attendu mi-janvier, avec une durée moyenne de 12 à 14 semaines.
Une surveillance hebdomadaire est mise en place, tant en soins primaires qu’en milieu hospitalier, afin de suivre la circulation de la grippe, du COVID-19 et d’autres virus respiratoires.